L'intégralité de l'encyclopédie Wikipédia archivée sur un brin d'ADN
Technologie

L’intégralité de l’encyclopédie Wikipédia archivée sur un brin d’ADN

Le stockage sur des brins d'ADN serait bien plus efficace que nos disques durs actuels.

Catalog, une startup américaine dont le métier est l’archivage numérique, a voulu prouver l’efficacité de sa solution en sauvegardant l’ensemble des informations présentes sur Wikipédia, sous forme d’ADN. Les disques durs et les puces mémoires n’ont qu’à bien se tenir, une nouvelle technique d’archivage des données débarque sur le marché.

16 Go stockés sur des brins d’ADN

L’intégralité de la version anglaise de Wikipédia, soit 16 Go, tient sur des brins d’ADN. C’est la prouesse qu’a démontrée la startup américaine Catalog. Les entreprises qui ont besoin d’archiver de grandes quantités de données pourraient être très intéressées par cette nouvelle technique de sauvegarde. L’ADN est vieux comme le monde, et pourtant il pourrait être l’avenir du numérique.

L’ADN possède une caractéristique qui la rend particulièrement utile dans le secteur du stockage. Le code génétique est basé sur un système à quatre composantes alors que le langage binaire n’en possède que deux. Un fichier système présent dans le brin d’ADN permet de gérer les transferts entrants et sortants pour assurer la fluidité du processus globale.

Il faut tout de même être conscient que les données stockées sur de l’ADN, peuvent être perturbées par des rayons cosmiques. La startup à l’origine de cette invention promet que son support est malgré tout, plus stable que les alternatives existantes à ce jour. L’exemple pour illustrer son propos est parlant : nous retrouvons bien de l’ADN d’animaux disparus il y a des milliers d’années. À côté, la durée de vie d’une clef USB est ridicule.

L’avenir du stockage ?

Les brins d’ADN synthétiques permettent de stocker des données grâce à plusieurs caractéristiques : ils sont compacts, chimiquement stables et ne peuvent pas devenir obsolètes. La société précise que : « nous avons des discussions en cours avec des organismes gouvernementaux, de grands projets scientifiques internationaux qui génèrent d’énormes quantités de données, de grandes entreprises dans les secteurs du pétrole et du gaz, des médias et du divertissement, de la finance et d’autres industries ».

Bientôt, 125 Go pourront être sauvegardés en une seule journée. La startup fondée en 2016 par deux étudiants diplômés du MIT, Hyunjun Park et Nathaniel Roquet, a certainement de beaux jours devant elle. Pour lire les données présentes sur les brins d’ADN, Catalog mettra à disposition des sondes moléculaires.

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