Les États-Unis viennent d’adopter un nouveau projet de loi visant à renforcer leur système de vote électronique contre le piratage. Ce SAFE Act HR 2722, la Chambre des représentants des États-Unis l’a approuvé par 255 voix contre 184. Seul 1 républicain a voté pour cette mesure. À présent, c’est au Sénat, principalement rempli de républicains, de rendre son verdict. Il semble donc peu probable que le chef de la majorité du Sénat, Mitch McConnell, présente ce projet de loi.

Le SAFE Act est l’ultime tentative du Congrès pour répondre au piratage des systèmes électoraux américains par la Russie. S’il est adopté, ce projet de loi imposera l’utilisation de bulletins de vote en papier, et exigera que toutes les machines à voter soient conçues aux États-Unis. La présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a déclaré : « Je sais que d’autres députés ont parlé des dispositions du projet de loi, mais j’aimerais vraiment que mes amis républicains me disent ce qu’il y a de mal à remplacer du matériel de vote désuet et vulnérable. Qu’y a-t-il de mal à exiger des systèmes de vote par bulletin de vote pour assurer l’intégrité de nos élections ? »

Les républicains ne semblent pas conquis

Ce projet de loi n’a pas été bien reçu de la part des républicains, ainsi que de la Maison-Blanche. Pourtant, une vingtaine d’états ont opté pour les bulletins de vote papier. La Pennsylvanie, le Texas et la Géorgie représentent la moitié des machines de vote électroniques. Récemment, le gouverneur de Pennsylvanie, Tom Wolfe, aurait ordonné à tous ses comtés d’acheter de nouvelles machines à voter qui laissent une trace écrite. En ce qui concerne le Texas, et la Géorgie, aucun de ces états n’a répondu aux demandes de mise à niveau de leur infrastructure électorale.

Depuis l’adoption du vote électronique, les experts en sécurité électorale ont averti de la vulnérabilité de ces systèmes, face au piratage. Les États-Unis ont opté pour le vote électronique après l’élection présidentielle de 2000, qui a connu quelques soucis en Floride, amenant l’État à recompter les scrutins. En passant à l’électronique, les États-Unis ont dû faire face au piratage. Le système n’utilise aucune trace écrite, ce qui rend difficile de prouver une falsification. Devant cet obstacle, un important fournisseur d’équipement électoral s’est même engagé à stopper la fabrication de machines de vote sans papier.