Des employés de Google veulent que leur société soit exclue de la Gay Pride
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Des employés de Google veulent que leur société soit exclue de la Gay Pride

Les organisateurs de la parade prévue le 30 juin prochain, ont refusé la demande des salariés LGBTQ+ de Google.

Dans un article publié sur Médium mardi dernier, les employés LGBTQ+ de Google ont demandé aux organisateurs de la Gay Pride de San Francisco, d’exclure Google de la parade prévue pour le 30 juin 2019. Ils estiment que les valeurs de la société ne correspondent pas à cette fête, qui prône la liberté sexuelle pour tous.

Une pétition signée par une centaine d’employés

Près d’une centaine d’employés ont co-signé cette déclaration. Malgré les répercussions éventuelles, les auteurs de cet article ne veulent plus se voiler la face et décident d’agir : « nous sommes obligés de nous exprimer, cela ne peut pas continuer plus longtemps ainsi ». La pétition est directement adressée au conseil d’administration de la Gay Pride de San Francisco.

Les co-signataires de cette lettre précisent que : « avant de rédiger ce message, nous avons passé d’innombrables heures à tenter de changer notre entreprise pour qu’elle améliore sa politique et ses pratiques concernant le traitement des personnes LGBTQ+ ». Pour le moment, Google n’aurait pas pris de mesure sérieuse pour tenter d’améliorer leur inclusion.

Refus catégorique des organisateurs

Malheureusement pour les employés à l’origine de cette pétition, la Gay Pride de San Francisco a réfuté leur demande. Les organisateurs précisent que : « dans un esprit de communauté et de croissance, nous confirmons que Google continuera de participer à la Gay Pride de San Francisco, et que l’entreprise sera bien présente pour cette édition 2019. Ensemble, en tant que communauté, nous poursuivrons. C’est de cette manière que les progrès et les victoires en matière de droit civil, continueront ».

Au début du mois, YouTube s’était pourtant mis la communauté LGBTQ+ à dos. L’organisation Gay Pride de San Francisco avait également reconnu que YouTube (et donc Google) devait protéger davantage les créateurs de contenus LGBTQ+ sur sa plateforme de vidéos en ligne. Cependant, elle affirme que Google a été disposé à écouter ses critiques et que l’entreprise travaille actuellement sur « de nouvelles politiques plus appropriées ».

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