La course à l’espace fait rage entre SpaceX et Boeing pour déterminer qui acheminera les astronautes vers l’ISS à l’avenir. Si SpaceX semble avoir une longueur d’avance avec sa capsule Crew Dragon, la capsule Starliner de Boeing s’est montrée impressionnante dernièrement. Elle a parfaitement réussi un test d’atterrissage avec un nombre réduit de parachutes.

La lutte pour s’attirer les faveurs de la NASA et avoir le privilège de remplacer les capsules russes Soyouz pour transporter les astronautes de l’ISS s’annonce fameuse. En effet, bien que Boeing ait un léger retard sur son concurrent SpaceX, elle est en train de se rattraper. Dernièrement, sa capsule Starliner a réussi avec succès un test qui visait à déterminer son efficacité pour assurer un retour sain et sauf des astronautes dans le cadre d’une défaillance majeure : L’inefficacité de certains de ses parachutes.

Un test ardu

C’était le dernier et le plus dur des tests pour mesurer sa capacité à transporter des astronautes. La capsule a dû atterrir correctement dans le champ de lancement White Sands Missile Range de l’armée américaine, au Nouveau-Mexique. Deux éléments parmi sa demi-douzaine de parachutes avaient été désactivés. Starliner a été largué d’un ballon à 12 km de haut, et a mis plus de 4 minutes pour atteindre White Sands.

Boeing est ambitieux

John Mulholland, vice-président de Boeing Starliner, a déclaré au sujet de la prouesse :

« La sécurité de nos astronautes demeure notre priorité, et le succès de cet atterrissage dans une situation difficile confirme l’engagement profond de tous les membres de l’équipe. Je tiens à remercier nos coéquipiers du Starliner, dont la NASA et l’armée américaine à White Sands, pour leur contribution à la sécurité et au succès de la mission. Avec leurs contributions, Starliner s’aventurera à la Station spatiale internationale plus tard cette année et rentrera chez lui en toute sécurité. » Ces derniers mots ne sont pas anodins, ils prouvent l’ambition et la confiance de Boeing envers sa capsule. L’entreprise américaine espère la tester dans le cadre d’un vol sans pilote vers l’ISS le 17 septembre. Elle restera ensuite arrimée 7 jours avant de redescendre sur terre. Si ce vol se passe bien, Boeing pourra entretenir de sérieux espoirs d’envoyer des astronautes dans l’espace d’ici la fin de l’année.

SpaceX a de l’avance dans la course à l’espace, mais pourrait bien se faire dépasser par Boeing

Du côté de son rival SpaceX, les choses sont un peu plus avancées. Sa capsule Crew Dragon a déjà réussi un aller retour parfait jusqu’à l’ISS, avec un mannequin reproduisant la morphologie exacte d’un homme à son bord. La capsule devait d’ailleurs repartir cet été avec des hommes à son bord, mais la date sera sûrement décalée. Lors d’un deuxième vol en avril, qui visait à tester le système de propulsion d’urgence (qui vise à interrompre la navette si nécessaire), la capsule a explosé avant même le décollage. Bien qu’on peut tabler sur une anomalie lors du lancement, cela va sûrement refroidir la NASA pour l’avancée du projet. D’autant que SpaceX ne semble toujours pas avoir identifié les raisons de son échec, ou n’a rien voulu communiquer à ce sujet. Du fait de cette situation, il ne serait pas étonnant que finalement, Boeing soit le premier à envoyer des astronautes à l’ISS, et prenne ainsi une sérieuse avance pour devenir le fournisseur de la NASA.

Pour rappel, le contrat de location des Soyouz se finit en 2020, les deux entreprises ont intérêt à pouvoir proposer une capsule fonctionnelle d’ici là, sans quoi elles s’attireront sans aucun doute les foudres de l’agence américaine.