Une équipe de chercheurs du Civil and Environnemental Engineering (CEE), viennent de publier une découverte particulièrement intéressante. En effet, grâce à l’introduction de nanoparticules, ils pensent avoir découvert un nouveau moyen d’acheminer des produits agrochimiques des feuilles aux racines d’une plante.

Une nouvelle manière de penser l’agriculture

Le monde agricole vit une véritable révolution depuis quelques années, notamment avec l’avènement de l’agriculture verticale. Cette technique consiste à cultiver des plantes dans des structures ayant une faible emprise au sol au sein d’environnements fermés et contrôlés. L’objectif d’une telle démarche ? Produire plus en consommant moins de ressources, tout en exploitant des zones urbaines.

Avec l’explosion démographique, l’appauvrissement de terres et le réchauffement climatique, nos méthodes de travail classiques sont bouleversées. Depuis plusieurs années déjà, bon nombre d’ingénieurs travaillent pour innover et tenter d’inventer le modèle de l’agriculture de demain.

Une équipe de Carnegie Mellon University a récemment publié une étude qui explique qu’en réalité, en plus d’être mauvais pour notre santé et pour la planète, 99,9% des pesticides appliqués aux plantations n’atteignent pas les racines et sont donc inutiles. Ils s’accumulent dans le sol et causent les dégâts environnementaux que nous connaissons aujourd’hui. En plus de cela, ils ne sont pas efficaces. Il est donc urgent de trouver de nouveaux moyens pour traiter les plantes.

Les nanoparticules à la place des pesticides ?

C’est justement ce que propose Greg Lowry. Le chercheur est à l’origine d’une découverte particulièrement intéressante. En appliquant des nanoparticules aux feuilles des plantes, Greg Lowry s’est aperçu qu’elles pénétraient jusqu’à la racine. Elle précise que : “les résultats de notre étude ont vraiment le potentiel de transformer notre agriculture moderne. Quoi qu’il arrive, il va falloir un changement de paradigme dans notre façon de cultiver la terre, et c’est précisément ce que nous essayons de faire”.

Jusqu’à présent, personne n’avait encore étudié comment les nanoparticules se déplaçaient sur une plante. Des nanoparticules d’or ont été pulvérisées sur des plants de blé, pour tester le processus. Comme il n’y avait pas d’autres particules d’or dans le laboratoire, les chercheurs ont pu confirmer que la technique fonctionnait parfaitement.