Dans son combat contre la propagation des discours haineux sur sa plateforme, Facebook décide de réguler les échanges sur Messenger au Sri Lanka, et au Myanmar. Sur le blog de Facebook, un article explique en précision la cause de ces mesures. Le réseau social explique avoir ajouté des limites dans le nombre de partages possibles d’un message. Actuellement, la limite est fixée à 5 personnes.

Cette réglementation est similaire à celle instaurée en Inde l’année dernière sur WhatsApp. Un utilisateur indien ne peut transmettre un message qu’à 5 autres personnes. Facebook explique que certains utilisateurs ont réclamé cette fonctionnalité, lassé de recevoir des messages en chaîne.

Pourquoi ces deux pays ?

Début mars, le Sri Lanka a été le théâtre de violents affrontements contre les minorités musulmanes. Au cours de ces événements, des incitations à la haine se sont propagées sur Messenger. Le gouvernement a même dû brièvement fermer l’accès des réseaux sociaux aux citoyens, avant que Facebook ne prenne les choses en main.

Au Myanmar, Facebook a été accusé de permettre la propagation d’un discours haineux envers les Rohingya. Le pays réclamait une prise de conscience de la part du réseau social, ainsi qu’une réaction rapide et efficace.

Une meilleure gestion de la part de Facebook

Il semblerait que le réseau social fasse de grands progrès. Le mois dernier, Facebook déclarait être en mesure de détecter et supprimer 65% du contenu haineux, contre 24% un an auparavant. Au cours de ce trimestre, Facebook aurait supprimé près de 4 millions de messages illicites.

Après le Myanmar, et le Sri Lanka, Facebook pourrait faire face à des défis similaires aux Philippines, en Indonésie, mais une nouvelle fois en Inde. L’Indonésie aurait déjà suspendu quelques utilisations de Facebook, Instagram, et WhatsApp afin de contrôler le flux de fake news.