Cet outil développé il y a six ans n’était pas beaucoup utilisé, d’après le réseau social. Il permettait d’effectuer une recherche par “phrases” et non pas par “mots-clés”. Le média Vice a dit que Facebook décidait de le mettre en pause. Ça ne plaît pas à tout le monde.

Un outil utile aux journalistes

Bien que cette fonctionnalité soit restée légèrement discrète, depuis 2013, certains utilisateurs de Facebook se servaient régulièrement de Graph Search. Concrètement, l’outil permettait d’effectuer des recherches à partir de phrases écrites et offrait la possibilité aux personnes qui l’utilisaient de trouver un tas d’informations, notamment sur des critères très précis.

Par exemple, un utilisateur pouvait savoir qui avait aimé telle page ou telle photo, ou encore quand un utilisateur avait visité une ville ou s’il avait été au même endroit au même moment avec une autre personne. Un outil avec un potentiel énorme, clairement sous-estimé par la majorité des utilisateurs de Facebook. Les journalistes se servaient beaucoup de Graph Search, pour documenter leurs enquêtes d’investigation, sur les zones de guerre notamment.

Le mot-clé l’emporte

Des entreprises avaient imaginé des solutions à partir de cet outil. C’est le cas de StalkScan, qui explique que : “à partir du 6 juin, vous ne pouvez plus scanner que votre propre profil avec notre outil. Après deux ans et plus de 28 millions de sessions StalkScan, Facebook a décidé de rendre la recherche graphique moins transparente. Comme d’habitude, ils l’ont fait sans aucune communication ou dialogue avec les militants et les journalistes qui l’ont utilisé à des fins légitimes.

Un porte-parole de Facebook a expliqué que : “la grande majorité des gens sur Facebook font des recherches par mots-clés, un facteur qui nous a amené à mettre en pause certains aspects de la recherche graphique et à nous concentrer davantage sur l’amélioration de la recherche par mots-clés. Nous travaillons en étroite collaboration avec des chercheurs pour nous assurer qu’ils disposent des outils dont ils ont besoin pour utiliser notre plateforme”.