Un robot de la taille d'un grille-pain peut-il survivre sur la Lune ?
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Un robot de la taille d’un grille-pain peut-il survivre sur la Lune ?

Fini les gigantesques rovers, Astrobotic s'apprête à révolutionner l'exploration lunaire.

Astrobotic, une société aérospatiale basée en Pennsylvanie s’apprête à envoyer sur la Lune un petit robot de la taille d’un grille-pain. Dans moins de deux ans, ce robot sera sur la Lune pour vérifier à quel point il peut survivre à la surface de notre satellite naturel.

La semaine dernière, Astrobotic s’est vu attribuer un contrat de 79,5 millions de dollars par la NASA. Ce contrat a pour objectif de transporter 14 charges utiles commanditées par la NASA à bord de son lander Peregrine. Au cours de cette mission, Peregrine transportera 14 autres charges utiles provenant d’autres agences spatiales. C’est donc avec 28 charges que le lander devrait voyager, en plus du rover. Par manque de place à bord de Peregrine, le rover se devait d’être petit. Or, il n’est pas facile d’assurer la viabilité d’un si petit dispositif sur la Lune, à cause des oscillations extrêmes, de la température, mais surtout de la faible gravité, et l’environnement irradié. Habituellement, les rovers sont plutôt imposants et robustes pour résister à l’hostilité de la surface lunaire, mais aussi pour transporter de nombreux instruments scientifiques. À titre d’exemple, Curiosity, le rover sur Mars envoyé par la NASA, fait la taille d’une voiture. On est donc loin du grille-pain qui s’apprête à toucher la Lune.

Le robot d’Astrobotic ne sera pas le seul à bord de Peregrine. iSpace, une entreprise japonaise devrait aussi embarquer un rover similaire, tout comme l’agence spatiale mexicaine. Si cette équipe de petits revers prouvent qu’ils peuvent survivre sur la Lune, cela pourrait ouvrir de nouvelles portes pour l’exploration lunaire. Logiquement, ces robots de petite taille coûtent moins cher en termes de fabriquant, et sont aussi plus facilement concevables. Leur avantage qui intéressent les sociétés du secteur sont leur taille. Ces revers de petite taille pourraient largement alléger les fusées.

Cependant, cette excursion s’annonce périlleuse. Premièrement, ces robots seront bien plus difficiles à diriger sur cette surface rugueuse. De plus, leur petite taille ne permettra pas d’embarquer autant de panneaux solaires que leurs grands frères. Ce qui pose un problème pour la production d’électricité en vue de réguler la température du rover.
Pour contourner ces obstacles, le robot d’Astrobotic pèsera près de 2 kg, avec de grandes roues. Concernant la gravité lunaire, elle pourrait devenir un avantage pour le rover qui aura besoin de moins d’énergie pour circuler.

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