Il existe des milliers d’algorithmes différents. Chacun a sa particularité et son utilité. Un jeune informaticien vient d’imaginer un nouvel algorithme particulièrement étrange et effrayant. Après six mois de travail et près de 100 To de données, le programmateur chinois, basé en Allemagne, a développé un algorithme capable de retrouver les profils d’actrices pornographiques sur les réseaux sociaux.

Finalement, le principe est assez simple : près de 100 000 actrices pornographiques ont été identifiées dans le système neuronal de l’intelligence artificielle. Croisés aux réseaux sociaux, ces profils sont facilement identifiables. C’est Yiqin Fu, un chercheur à l’Université de Yale qui a fait cette drôle de découverte. Il a tweeté à ce propos le 27 mai dernier :

D’après le concepteur de l’algorithme, l’objectif est d’aider les hommes à vérifier que leur copine n’a jamais joué dans un film pornographique. Grâce à un outil de reconnaissance faciale, l’algorithme est capable de fouiller parmi les milliards de profils virtuels pour retrouver les 100 000 actrices répertoriées par l’inventeur de cette intelligence artificielle. Des milliers d’heures de vidéos provenant de PornHub 91, 1024, sex8, et xvideos constituent le cerveau artificiel de l’outil.

Dès l’annonce de sa sortie, cet algorithme a suscité un certain engouement de la part des internautes. Certains ont cherché à savoir si les hommes seraient un jour répertoriés dans cet algorithme.Les concepteurs semblent être ouverts à cette éventualité. En revanche, la question de l’anonymat se pose. Le programmateur chinois en est conscient, il précise qu’il devra peut-être anonymiser les données avant que l’algorithme ne soit disponible au grand public.

On peut imaginer que les acteurs pornographiques aimeraient avoir une vie privée après leurs tournages. Si en plus ils sont identifiables grâce à un outil de reconnaissance faciale, cela pourrait devenir un réel problème pour eux. Le concepteur de l’algorithme pourrait s’engager vers de nombreuses procédures juridiques s’il décidait de partager sa technologie. Cette intelligence artificielle ressemble surtout à un outil pour humilier les femmes.