Ces dernières semaines, l’App Store fait face à de nombreux reproches par rapport à la mise en avant de certaines applications, au détriment d’autres. Spotify a notamment porté plainte auprès de la Commission européenne, en reprochant à l’App Store de mettre en avant Apple Music de manière inégale avec son service de streaming. Cette semaine, un ancien employé chargé de valider ou les applications les applications sur l’App Store, témoignait son inquiétude sur les pratiques anticoncurrentielles d’Apple.

Aujourd’hui, Apple sort du silence et se défend publiquement contre Spotify et ses autres détracteurs. « Aujourd’hui, l’App Store est plus dynamique et innovant que jamais, offrant aux développeurs des chances égales de diffuser leurs applications et services sur iPhone, iPad, Mac, Apple TV et Apple Watch » peut-on lire sur la page Principes et Pratiques d’Apple.

L’App Store reste très accessible.

La firme de Cupertino continue en déclarant avoir versé plus de 120 milliards de dollars aux développeurs de l’App Store, et ce dans le monde entier. Par la même occasion, Apple a fait l’éloge du processus d’approbation rapide grâce à l’efficacité de ses équipes dédiées à cela, opérationnelles dans 81 langues, et sur trois fuseaux horaires. 60% des 100 000 applications et mises à jour d’applications examinées sont validées. Les cas de rejets proviennent principalement de quelques bugs mineurs, et notamment des soucis au niveau de la confidentialité. De plus l’App Store Review Board est accessible pour les développeurs qui s’opposent à la désapprobation de leur application.

App Store chiffres

Sur cette page web, Apple a décidé de mettre en avant la concurrence présente sur l’App Store, contrairement à ce que l’on peut lui reprocher. Pour ce faire, la firme à la pomme a listé ses principales principales applications, et en propose dans chaque cas quatre équivalentes de développeurs tiers. Sur l’image ci-dessous, on voit très clairement que le principal plaignant, Spotify, se retrouve cité dans deux types d’applications.

applications Apple et ses concurrents

Quelques précisions à ne pas négliger.

Cependant, la firme de Cupertino omet de préciser que chacune des applications citées dans cette section ne peut être utilisée par défaut. Si pour des services comme WhatsApp, qui reste plus populaire que iMessage, la situation ne paraît pas dérangeante, cette prise de position reste tout de même très avantageuse pour les services Apple. La société écrit : « même si d’autres magasins ont plus d’utilisateurs et plus de téléchargements d’applications, l’App Store rapporte plus d’argent aux développeurs ». Il semblerait en effet que les utilisateurs iOS soient plus dépensiers que ceux sous Android. Dans tout le cas, un développeur se doit donc de mettre en place une version iOS. Apple classifie certaines applications dans la catégorie « Reader ». Ces applications accèdent à l’entièreté des abonnements et achats in app, sans payer de commissions à l’App Store. En exemple, Apple a cité Kindle d’Amazon, Audible, Netflix, et Spotify.

Il est important de préciser que les développeurs non classifiés dans cette catégorie doivent verser 30% des abonnements la première année, et 15% pour les années suivantes. Encore une fois, la firme de Cupertino oublie de préciser que si une application n’utilise pas le système de paiement Apple, il est interdit à ses développeurs de communiquer aux utilisateurs où et comment ils peuvent payer en dehors de l’App Store.
Sur son blog Daring Fireball, John Gruber écrivait lors de l’arrêt des abonnements in app de Netflix sous iOS, en janvier dernier : « Non seulement Netflix n’est pas autorisé à créer un lien vers son site Web, mais il ne peut même pas dire à l’utilisateur qu’il doit aller sur netflix.com pour s’inscrire, » une règle complètement anticoncurrentielle.