Des étudiants participent malgré eux au développement de la reconnaissance faciale
Technologie

Des étudiants participent malgré eux au développement de la reconnaissance faciale

La reconnaissance faciale fait une nouvelle fois débat. Une étude datant de 2013 refait surface.

Lors d’une étude autour de la reconnaissance faciale, des chercheurs ont utilisé plus de 1700 photos d’étudiants sans leurs permissions. Le Financial Times révèle que l’armée américaine et les services de renseignement auraient parrainé cette étude.

Une pratique presque légale.

Cette étude réalisée en 2012 et 2013, visait à déterminer si les algorithmes peuvent identifier les traits du visage sur une longue distance, à travers des obstacles, mais aussi sous un éclairage faible. Toutes ses images ont ensuite été combinées pour créer un ensemble de données nommé « Unconstrained College Students ». Cette base de données plus aléatoire, et moins détaillée, pourra permettre aux scientifiques de développer des algorithmes qui fonctionnent à des distances plus élevées. Plutôt utile pour les militaires qui cherchent à savoir si le bateau qui se rapproche est un ami ou un ennemi.

Le professeur Terrence Boult, à l’initiative de cette étude, déclare que l’acquisition d’images de personnes dans un lieu public est totalement légale, surtout que l’étude a été approuvée par l’école.

Cependant, il semblerait que les mesures prises n’étaient pas suffisantes. Dans un premier temps l’étude a été mise à disposition des chercheurs. Ensuite, le Financial Times a publié un article sur lequel la date et l’heure auxquelles les photos ont été prises apparaissaient sur les images. Cette pratique compromet ainsi l’anonymat de la personne concernée, ce qui est totalement illicite. « Ils ont donné plus d’informations dans l’article que ce que nous avions prévu », a déclaré M. Boult en toute franchise. Malgré cela, il confirme que cette étude apportera plus de bien que de mal.

Ces derniers temps, la reconnaissance faciale est au coeur de l’actualité. Récemment, San Francisco a interdit cette technologie dans ses rues, allant dans le sens contraire des autres villes américaines.

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