Récemment, les grands investisseurs du géant américain, Amazon, votaient pour décider des nouvelles directions à prendre, dans l’objectif de faire prendre une ligne progressiste à leur entreprise. Pourtant cela ne s’est pas passé comme prévu. En effet, le conseil d’administration d’Amazon a recommandé à ses actionnaires de rejeter toutes les mesures proposées. Conclusion : la vente des technologiques liées à la reconnaissance faciale ne sera pas limitée et Amazon ne produira pas de rapport pour justifier son empreinte carbone et montrer la manière dont elle s’attaque au réchauffement climatique.

Alors qu’il y a quelques jours, Amazon disait qu’il risquait de supprimer de nombreux emplois en introduisant plus de machines dans ses entrepôts, une autre affaire agite la sphère médiatique américaine. Les grands actionnaires du groupe se réunissaient récemment pour décider de l’avenir de la société. Plusieurs grandes décisions ont été prises et malheureusement, elles ne vont pas dans le bon sens.

Une décision dans le sens contraire de l’avenir de reconnaissance faciale ?

En effet, Amazon avait la possibilité de refuser de vendre sa technologie de reconnaissance faciale aux autorités policières et gouvernementales. Les actionnaires ont décidé de rejeter cette proposition et de rester sur leur position initiale : continuer de vendre cette technologie. En jeu : nos libertés individuelles.

De son côté, la ville de San Francisco a décidé de s’opposer à la mise en place de la reconnaissance faciale sur son territoire. Dans le texte adopté par la municipalité on pouvait lire : “la propension de la technologie de reconnaissance faciale à mettre en danger les libertés civiles surpasse substantiellement ses bénéfices supposés. La technologie va exacerber les injustices raciales et menacer notre capacité à vivre libres de la surveillance permanente du gouvernement”.

Malheureusement, ce n’est pas la seule décision que les actionnaires ont pris lors de cette réunion. Ces derniers ont aussi rejeté l’édition d’un rapport indépendant sur l’impact de l’utilisation de Rekognition, la technologie de reconnaissance faciale d’Amazon. Il faut savoir que Jeff Bezos détient 12% des actions. Le résultat des votes était donc prévisible.

Une autre mauvaise décision pour l’écologie ?

Évidemment, Amazon a aussi rejeté la proposition faisant mention de la publication d’un rapport sur les actions mises en place pour lutter contre le changement climatique et donc le détail sur son utilisation de combustibles fossiles. On se demande pourquoi elle n’a pas accepté. Le géant américain n’a pas l’air de vouloir changer ses habitudes et souhaite, vraisemblablement rester dans une dynamique d’hyper-croissance, quoi qu’il en coûte.