La firme de Mountain View a annoncé son nouveau projet au Sommet de la mode à Copenhague mercredi. Ce dernier vise à avertir l’industrie de la mode sur son impact environnemental associé à la production de ses matières premières.

Pour présenter ce projet, le géant de la technologie s’est associé à la marque durable Stella McCartney, créée par la fille de Paul McCartney. Dans un communiqué concernant le projet, la créatrice déclare : « chez Stella McCartney, nous nous sommes toujours concentrés sur la recherche de moyens responsables et durables, c’est au cœur de nos activités ». Elle ajoute également que « nous faisons de notre mieux, nous ne sommes pas parfaits, mais nous entamons une conversation qui n’a pas vraiment eu lieu dans l’histoire de la mode ».

H&M, qui est bien souvent pointé du doigt comme étant l’un des acteurs principaux du fast fashion et de ses conséquences écologiques a récemment mis au point des technologies de recyclages. De son côté, Adidas a également mis au point des baskets 100% recyclables qui une fois usées sont détruites pour en créer une nouvelle paire. La preuve en est que certaines grandes entreprises ont déjà conscience de leurs dégâts sur l’environnement et agissent pour remédier à cela.

Il faut savoir que l’industrie de la mode est considérée comme l’une des plus polluantes de la planète, représentant 20% des eaux usées et 10% des émissions de carbone dans le monde, selon un rapport des Nations Unies. Toutefois, des organisations veillent depuis des années à ce que cet impact soit réduit. À titre d’exemple, sous la pression de Green Peace, de nombreuses entreprises à la renommée mondiale ont été amenées à réduire ou à éliminer certains produits chimiques dangereux tels que les produits perfluorés (PFC).

Nick Martin, responsable de la vente chez Google Cloud a indiqué « qu’il s’agit d’un problème touchant l’ensemble du secteur, où les chaînes d’approvisionnement sont très fragmentées et avec peu de transparence ». Cependant, la firme de Mountain View pense pouvoir mettre à profit son expertise en matière de collecte de données dans ce domaine en s’appuyant sur une IA. Martin déclare que « l’objectif n’est pas seulement de déterminer l’impact de la production de ces matières premières, mais aussi de comparer les impacts de ces dernières dans les différentes régions où elles sont produites. Nous nous intéresserons tout d’abord au coton et à la viscose, chacun choisit en raison de l’ampleur de sa production, de la disponibilité des données et des considérations d’impact ».

Google a noté que le coton représente 25% de toutes les fibres utilisées par l’industrie de la mode et que sa production a un réel impact sur l’environnement à cause de son utilisation de l’eau et des pesticides. Tandis que la production de viscose elle, est directement liée à la déforestation. Bien que la production soit petite pour le moment, la demande ne cesse d’augmenter. En se basant sur cela, Google étudie les nombreuses autres possibilités d’extension sur une plus grande variété de textiles. Selon Nick Martin : « ceci est la première phase de notre expérience. Nous travaillons activement avec des marques de mode, des experts, des ONG et des organismes du secteur, avec l’ambition de créer un outil ouvert à l’ensemble du secteur, et nous prévoyons de poursuivre la collaboration avec d’autres acteurs clés, grands et petits ».

De nombreuses solutions sont mises en place pour diminuer cet impact environnemental dans l’industrie de la mode en utilisant, par exemple, des matières recyclées telles que les baskets Gumshoe, qui utilise des chewing-gums. Qui sait, peut-être que dans un avenir proche nos habits et chaussures seront faits de matières plus saines et écologiques.