Point Avenue : une startup EdTech pour accélérer la transformation digitale du Vietnam
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Point Avenue : une startup EdTech pour accélérer la transformation digitale du Vietnam

Vietnam, l'innovation dans l'éducation: la transformation culturelle

Au pied d’un building du quartier des affaires d’Hanoï flotte le logo de « Point Avenue« , l’une des startups « EdTech » les plus ambitieuses du pays. Son fondateur, Danny Hwang, fait le point sur son projet, sur l’éducation au Vietnam ainsi que sur la transformation digitale du pays.

 

Point Avenue
Locaux Point Avenue, Hanoï, Vietnam © Guillaume Terrien

Bonjour Danny, peux-tu te présenter et me présenter ton parcours jusqu’à aujourd’hui ? 

Mon nom est Danny Hwang ; je suis né en Corée du Sud avant d’émigrer aux USA à l’âge de cinq ans puis de grandir en Georgie. Grâce à ce passif, j’ai pu m’inspirer du meilleur que ce soit à l’est ou à l’ouest. De plus, j’ai grandi dans une famille traditionnelle et l’éducation et les valeurs qui la composent étaient au coeur du foyer. 

Il y a maintenant neuf mois, j’ai déménagé à Hanoï, au Vietnam pour fonder une nouvelle entreprise, « Point Avenue », consacrée à l’intégration de la technologie dans l’éducation ; sa dénomination vient du fait que j’ai convaincu plusieurs anciens diplômés de l’académie militaire américaine de West Point de me rejoindre ici dans l’aventure. Pour « Avenue », il se trouve que mon grand frère, qui est également un mentor pour moi et avec qui j’ai déjà fondé une école du même type en Chine, est diplômé du MIT… qui se trouve sur la Massachusetts Avenue, à Washington. 

Tu es le fondateur de Point Avenue, une startup « EdTech » basée à Hanoï qui offre des services périscolaires de la crèche jusqu’a l’Université. Peux-tu me parler de cette startup et de l’offre proposée aux étudiants vietnamiens ? 

Point Avenue est une entreprise « edtech » qui propose des cursus périscolaires aux enfants à partir de deux ans et ce jusqu’à leurs dix huit ans ce qui permet un suivi de l’apprentissage du début à la fin de leurs études. En semaine, les étudiants viennent après l’école, à partir de cinq heures et les samedi et dimanche sont des journées complètes d’études. On organise également des séminaires dont le plus connu est le « Summer Bootcamp » qui s’inspire des règles de vie militaire et pendant lesquels on enseigne aux étudiants des choses comme le « time management » ou avoir des règles de vie saines, tout en approfondissant leur programme scolaire. Nos enseignements s’étirent donc sur l’année entière et s’articulent autour de quatre semestres.

Cela fait donc neuf mois que nous avons lancé ce projet à Hanoï et nous allons ouvrir un deuxième centre scolaire cet été. Actuellement, nous comptons plus de 800 étudiants, principalement vietnamiens ; ils suivent en parallèle des cursus scolaires dans les plus grandes écoles internationales d’Hanoï et dans des écoles bilingues mais également dans des écoles publiques et privées.

Je crois que les étudiants et les parents recherchent bien plus que le simple apprentissage de l’anglais qui est déjà dispensé dans des centres spécifiques qui existent à Hanoï depuis presque trente ans. Bien sûr, nous dispensons l’enseignement de l’anglais mais il est intégré dans chacun de nos programmes qui visent en priorité à développer l’individu et la personnalité de chacun. Cette vision s’appuie sur un code, le « Point Avenue Ethos », inspiré du terme grec qui repose sur quatre points : 

    • « Je ferai toujours les efforts maximum
    • Je n’abandonnerai jamais
    • Je serai là pour les autres
    • Je vivrai ma vie dans l’intégrité » 

Il est capital pour notre équipe mais aussi pour nos étudiants de vivre selon ces préceptes auxquels nous croyons fermement. 

 

Salle de sport
« Un esprit sain dans un corps sain », locaux de Point Avenue, Hanoï © Guillaume Terrien

Vous avez cinq principaux cursus. Peux-tu me me les présenter et m’expliquer comment ils fonctionnent ?  

En effet, nous proposons cinq cursus distincts :  

    • « L’International Kindergarten » est un programme journalier qui concerne les enfants de deux à six ans et qui propose aux parents actifs les mêmes services que les crèches traditionnelles mais qui intègre une partie spéciale sur le développement du caractère : « live, life, love, learn« . 
    • Le « STEAMographie » est un programme périscolaire qui concerne les enfants à partir de cinq ans et comprend des cours de sciences, d’ingénierie technologique, d’arts et de mathématiques. Par exemple, ils apprennent l’anglais à travers des cas pratiques comme l’éruption  d’un volcan. 
    • Les programmes « Middle School » et « High School » sont une combinaison d’enseignements académiques et non académiques ; l’apprentissage de l’anglais, bien sûr, mais aussi des préparations à des examens d’entrée dans des grandes écoles et universités vietnamiennes ou d’autres examens comme le SAT, TOIC ou le TOEFL. Du côté non-académique, nous intégrons par exemple l’apprentissage de la prise de parole en public, le débat, le « life-coaching », la réalisation digitale de vidéos, des cours de méthodologie ou encore de littérature… 
    • Le programme « Admissions Consulting » permet aux étudiants d’être accompagnés dans des démarches administratives pour candidater dans les meilleures écoles et universités étrangères mais pas seulement aux Etats-Unis mais également au Canada, en Europe, en Asie, en Australie ou en Nouvelle Zélande. 

 

Point Avenue
Salle de classe, Point Avenue, Hanoï © Guillaume Terrien

Vous vous présentez comme une entreprise « EdTech » comme bon nombre ; où et comment intégrez-vous réellement la technologie dans votre activité ? 

Nous nous qualifions d’entreprise « EdTech » car nous intégrons réellement de la technologie dans nos cycles d’apprentissage ; par exemple, nous avons intégré de l’IA et du machine learning dans notre plateforme mobile d’apprentissage qui sortira en Juin prochain et qui sera une première au Vietnam ! Nous nous concentrerons en priorité sur le SAT car c’est un examen standardisé que devront passer tous les étudiants qui souhaitent étudier à l’étranger et nous en ferons de même pour le SET et d’autres examens similaires. 

L’objectif de cette plateforme online appelée « Odyssey », comme toutes les plateformes « online to offline », est de faire gagner du temps aux étudiants, de les aider à apprendre de la manière la plus productive possible ; ils passent déjà tellement de temps sur leur ordinateur ou sur leur mobile alors pourquoi ne pas utiliser un peu de ce temps à étudier plutôt qu’à regarder des vidéos sur Youtube ou jouer aux jeux vidéos ? 

Pour créer cette plateforme, nous avons réalisé une joint-venture avec Riiid, le leader de l’intelligrnce artificielle en Corée dont je connais bien le fondateur Young-Jun ; ils avaient déjà développé une plateforme très efficace pour le TOIC qui est passé chaque année par plus d’un million de personnes. Soixante dix pour-cents de ces étudiants utilisent leur plateforme. Dans ce cadre, Point Avenue est l’élément opérationnel et l’équipe de Riiid l’élément technique grâce à leurs soixante développeurs qui innovent et font la maintenance de l’outil. C’est l’un des éléments technologiques que nous utilisons. 

Nous avons aussi notre propre « Learning Management System » (LMS) et notre propre CRM que nous appelons « Virtuosity » et qui est un outil très utile, mis à la disposition des professeurs, aussi bien pour envoyer les devoirs aux étudiants que pour analyser leurs progrès et générer des rapports. L’outil permet également à notre équipe « vente » de développer notre réseau d’étudiants. Nous avons également outsourcé notre comptabilité à « Bravo », une plateforme dédiée pour que nos comptes soient en ligne. 

Au-delà de cette approche technologique, nous développons, en parallèle, avec nos étudiants diplômés de Point Avenue, un programme d’ « Ambassadeurs Point Avenue » pour qu’ils continuent à faire rayonner leur apprentissage et leurs valeurs au cours de la suite de leur parcours professionnel, au Vietnam ou à l’étranger. Nous avons déjà obtenu des résultats significatifs en six mois avec notamment deux étudiants qui sont entrés à Princetown, un autre à Stanford, mais aussi à Cambridge, Duke, Milton et bien d’autres écoles et universités prestigieuses à l’étranger et nous souhaitons qu’ils continuent à recevoir une forme d’accompagnement. 

 

Salle Stanford
Salle de réunion Stanford, locaux Point Avenue, Hanoï © Guillaume Terrien

Vous croyez en une approche personnalisée de l’éducation ; comment cela s’illustre-t-il avec vos étudiants ?

Absolument ! Je ne crois pas du tout en une approche globalisée, avec une recette applicable à tous les étudiants !  L’approche militaire qui standardise les préceptes et enseigne que tout le monde est logé à la même enseigne me paraît défaillante car chaque étudiant est différent.

Je pense que la première étape pour un professeur doit être de comprendre qui est l’élève et ce qui le motive réellement. Lorsqu’on pose aux étudiants des questions sur leurs motivations, au premier abord, ils semblent effrayés et intimidés et répondent la plupart du temps qu’ils n’en savent rien. J’aimerais qu’à l’avenir, le « je ne sais pas se transforme » en « je sais », même si c’est un « je sais » évolutif ! La plupart des gens se demandent toute leur vie ce qu’ils veulent faire mais je crois que savoir vers quoi on veut se diriger est devenu capital et c’est ce que nous essayons de développer chez nos étudiants grâce à des classes à effectifs réduits même si, au point de vue du business model, c’est moins rentable.

Néanmoins, les résultats scolaires sont bien meilleurs avec cette méthode. Pour les plus jeunes, nous avons des classes de quatre à six enfants maximum et pour les plus vieux de huit à douze étudiants et c’est notre technique pour obtenir une approche individualisée. Nous développons aussi des relations personnelles avec nos élèves afin de faire le lien entre la famille et les besoins de l’étudiant. Nous travaillons sur l’intelligence émotionnelle et nous nous plaçons au centre de la relation « parents – enfants » pour faire le lien et apporter nos expériences sans leur dire quoi faire mais en ouvrant leurs perspectives. 

Il existe au Vietnam de grandes disparités en terme de pouvoir d’achat parmi la population ; comment les Vietnamiens peuvent-ils payer les frais d’entrée à Point Avenue ? 

Point Avenue est effectivement un « service premium » qui coûte plus cher que les autres centres de formation ; comme nous sommes extrêmement exigeants avec nos étudiants, nous nous devons de recruter les meilleurs pour leur offrir les meilleures infrastructures et ressources. 

Pour illustrer ce propos, je vais prendre l’exemple de Starbucks qui est, à la base, une chaîne de cafés pour le grand public mais qui a récemment ouvert une gamme les « Starbucks Reserve Stores » ; toute l’expérience, tous les produits et le personnel de cette nouvelle gamme est bien plus qualitative. Au sommet de cette chaîne de valeur, cette pyramide, il existe des lieux premium, à Seattle et Milan par exemple, qui sont dédiés aux vrais fans de café qui paient pour devenir membres. On peut tout à fait faire ça pour un produit mais ça ne peut pas s’appliquer à l’éducation où il est impossible de passer d’un marché de masse à un marché premium ! Dans l’éducation, la pyramide doit être inversée : dans un premier temps, il faut construire une marque dont les pratiques sont reconnues et fonctionnent ; dans un second temps, on duplique ces méthodes avec de l’online à disposition des personnes avec un pouvoir d’achat bien moins élevé. C’est pourquoi notre volonté est de développer de plus en plus de fonctionnalités online pour offrir la possibilité à ces publics de bénéficier d’une offre similaire mais beaucoup moins coûteuse. De cette manière, nous pouvons établir un modèle scalable. 

D’autre part, comme nous ne sommes encore qu’une startup, nous n’avons pas des moyens financiers illimités mais nous prenons également en compte chaque cas d’étudiant en analysant ses moyens financiers et, si les conditions sont remplies, nous leur allouons une bourse d’étude pour qu’ils puissent intégrer nos cursus. Nous l’avons déjà fait au cours des mois précédents et c’est quelque chose en quoi je crois vraiment ! 

 

Bibliothèque
Salle de travail, bibliothèque, Point Avenue, Hanoï © Guillaume Terrien

Quelle est aujourd’hui la place des EdTechs au Vietnam et plus globalement en Asie ? 

Lorsque j’étais moi-même à l’école, nous n’utilisions pas d’ordinateur avant les études supérieures ; aujourd’hui, les enfants sont imprégnés de technologie et leur niveau de compréhension est bien plus élevé qu’à l’époque. La population, et en particulier les parents, craignent parfois la technologie car ils la considèrent comme une distraction ; pourtant, avec une bonne éducation et de l’entraînement, la technologie est un outil comme un autre d’apprentissage et on ne peut désormais ignorer qu’elle est au coeur de notre société. Le Vietnam reste encore un marché émergent, par exemple, la population utilise encore majoritairement du liquide pour régler ses achats à la différence des Chinois qui utilisent déjà beaucoup WeChat. Pour que les jeunes générations changent leurs usages, cela nécessite une certaine éducation ; à titre d’exemple, lorsque j’étudiais, j’avais une bonne dizaine de livres alors qu’aujourd’hui, ces supports de cours sont tous en ligne. 

Le meilleur moyen d’étudier la place des « EdTechs » au Vietnam est sans doute d’observer ce qu’il se passe dans les pays frontaliers ; la Corée est sans doute le pays le plus développé et mature sur ce sujet, un peu avant la Chine. Lorsqu’on est arrivés avec mon frère en Chine en 2009, c’était au début des premières initiatives technologiques dans l’éducation alors qu’aujourd’hui, il y a de moins en moins de nouveaux centres offline. Tout est désormais en ligne et les enfants apprennent désormais « online ». Il existe donc de plus en plus d’entreprises spécialisées dans les « EdTechs ». Au Vietnam, si vous parlez aux parents du e-learning, des technologies mobile etc. et que vous mélanger ces termes avec l’éducation, les gens ne comprennent pas forcément. Pour eux c’est un concept encore étranger et ils préfèrent envoyer leurs enfants dans une école traditionnelle. Plus le Vietnam avance dans sa transformation digitale, plus l’éducation sera touchée par la technologie et acceptée par la population. Nous voulons êtres présents en amont de cette évolution et devenir les leaders de l’éducation « phygitale ». 

Dans quelle mesure les « EdTechs » favorisent-elles la transformation digitale du pays ? 

Aujourd’hui, les acteurs présents sur le marché des EdTechs sont vraiment peu nombreux ; en parallèle à cette activité d’entrepreneur, je gère avec mon frère un fond d’investissement familial et nous investissons dans de nombreuses entreprises de tailles différentes, principalement au Vietnam, en Thaïlande et en Indonésie. Quand on jette un oeil sur les startups et autres entreprises EdTech au Vietnam, on constate qu’elles sont très rares par rapport à la Corée par exemple ; je pense que c’est en grande partie du au fait que la formation d’ingénieurs en informatique est largement inférieure à celle d’Israël, de Chine ou de Corée par exemple. Avec la transformation digitale, il faudra que les skills correspondent aux besoins du marché. Ainsi, il n’existe aucun leader actuellement sur ce marché mais je pense que d’ici cinq à dix ans, cela changera et nous espérons que nous serons justement ce leader avant d’étendre notre modèle à l’international. 

 

Salle Point Avenue
Salle des professeurs, Point Avenue, Hanoï © Guillaume Terrien

Quelle est la position du gouvernement vietnamien en matière de technologie et spécialement sur le sujet des « EdTechs » ? Êtes-vous en contact avec ce dernier et comment vous aide-t-il à atteindre vos obectifs ? 

Je ne peux parler que de mon expérience mais je pense que le gouvernement vietnamien est très ouvert sur l’arrivée d’entrepreneurs étrangers comme nous le sommes. Je crois que c’est une décision intelligente car, pour que le pays continue à se développer, ça nécessite l’apport de compétences et talents internes et externes. Pour l’éducation à proprement parler, vous devez obtenir une certification spéciale que seul le Ministère de l’Education est en mesure de fournir. Nous avons obtenu la certification nécessaire à l’enseignement de l’anglais et celle du « Study Abroad Consulting ». Le gouvernement est réellement ouvert aux investissements étrangers et lorsqu’on parle de l’éducation, c’est une excellente chose car nous aurons un impact strictement positif sur les générations futures. Personnellement, je suis vraiment reconnaissant que le gouvernement nous ait permis de lancer ce projet ! 

Quelles sont les modèles « EdTech » les plus répandus dans le monde et, à ton avis, est-ce que ces derniers ont transformé la manière d’enseigner et d’apprendre ? 

Il existe beaucoup de plateformes académiques en ligne qui reposent sur deux types de modèles : ceux à but non lucratifs et les modèles privés. Les uns ne sont pas mieux ou moins bien que les autres mais ils co-existent. Le manque réside peut-être dans le fait qu’il n’existe pas de plateforme mondiale et ce pour différentes raisons ; parfois, comme en Israël, c’est la base utilisateur qui est trop faible et il est vraiment difficile pour les fondateurs d’aller s’intégrer aux Etats-Unis, par exemple, car il faut bénéficier des bons réseaux pour faire les ponts. Ainsi, ils peuvent se retrouver à piétiner  car ils n’ont pas assez de partenaires « offline ». 

Notre stratégie à ce sujet est la suivante ; d’abord créer une plateforme offline qui devient une marque avec une base « brick and mortar » et de « vrais » étudiants qui constituent la base utilisateurs. Ensuite, nous ajoutons des briques « online » conçues sur les programmes qui fonctionnent et, de cette manière, il est bien plus facile de se développer sur d’autres marchés comme nous le faisons au Vietnam. Aller de l’offline à l’online me paraît être une bien meilleure stratégie que de faire l’inverse ! 

Le co-fondateur de Lozi m’a récemment parlé de la création d’une gigantesque base de données par le gouvernement qui sera à disposition des entreprises. Quelle est ta vision sur ce sujet ? 

Je pense qu’un des challenges du big data repose sur la e-privacy ; on a tous entendu parler du scandale de Facebook Cambridge Analytica et je crois que le fond de la question réside dans ce qu’on fait avec la data. Malheureusement, lorsque l’on associe la politique à ce sujet, ça devient délicat : on ne sait jamais vraiment pour quoi sont utilisées ces datas et quelles informations sont tracées ; en tant qu’utilisateur, je me dois d’être concerné par cette question et, si l’on me disais que mes données seraient utilisées lorsque je me connecte à un site, j’hésiterais à l’utiliser et à donner mes informations privées. La best practice pour le gouvernement serait d’échanger avec les entrepreneurs et le peuple vietnamien pour savoir ce qu’ils en pensent et s’ils acceptent ce genre de base de données. Ce dialogue doit être mis en place au plus haut niveau. 

 

Recontre Danny Hwang
Interview Danny Hwang, fondateur de la startup EdTech « Point Avenue », Hanoï, Vietnam © Guillaume Terrien

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