BioUrban 2.0 libère autant d'oxygène que 368 arbres
ScienceTechnologie

BioUrban 2.0 libère autant d’oxygène que 368 arbres

Quand la technologie se met au service de l'environnement, les résultats sont plutôt prometteurs.

Dans le monde, 9 personnes sur 10 respirent de l’air pollué. Devant ce constat, la société mexicaine BiomiTech s’inspire de la nature pour développer une sorte d’arbre artificiel capable de filtrer les gaz, et autres particules contenues dans l’air. De plus, cet arbre en apparence isolé est capable le libérer une quantité d’oxygène équivalente à 368 arbres.

D’après l’OMS, 7 millions de personnes meurent chaque année à cause de la pollution de l’air. La technologie est dès à présent très convoitée pour trouver une solution à ce problème d’envergure. Récemment, nous apprenions qu’une intelligence artificielle a été développée pour identifier les fermes les plus polluantes. Pour en revenir à l’arbre BioUrban 2.0, cette structure de 4 mètres de haut remplie de 500 litres de microalgues capables de filtrer le dioxyde de carbone, le dioxyde d’azote, le monoxyde de carbone et le dioxyde d’azote. BioUrban 2.0 possède aussi la capacité de capturer 99,7% des particules PM 2,5 et PM 10. D’après BiomiTech, une seule de ces installations peut ingérer jusqu’à 13 millions de mètres cubes d’air par an, et peut donc libérer l’équivalent en oxygène de 368 arbres.

Jaime Ferrer, cofondateur de BiomiTech, explique à Milenio : « Les villes les plus importantes au monde avec des problèmes de pollution significative ont des capteurs très avancés qui mesurent la contamination… mais peu font quelque chose pour contrôler le problème ». L’idée d’utiliser un processus naturel pour limiter la pollution de l’air vient de Carlos Monroy, directeur de BiomiTech. Déjà à l’université, il a longuement étudié la culture des microalgues. Par la suite, Monroy cherche une possibilité d’utiliser le potentiel inestimable de ces microalgues. De là est né le premier BioUrban 2.0.

Le système BioUrban a tout pour plaire. En plus de purifier l’air d’une ville, la pollution captée par les microalgues les nourrit, et permet donc de récupérer encore plus de pollution pour redistribuer de l’oxygène en plus grande quantité. Pour le moment, seule Puebla au Mexique possède un arbre BioUrban 2.0. Après avoir rempoté le prix d’innovation au cours de l’Expo Clean Air Technology, au Royaume-Uni, BiomiTech espère s’exporter très prochainement dans d’autres pays. BiomiTech envisagerait même de planter une véritable forêt de BioUrban aux alentours de Londres. 300 « arbres » y seraient plantés, sans pour autant remplacer leurs confrères naturels. Cette forêt de 300 arbres serait équivalente à une forêt traditionnelle de 110 400 arbres, en termes d’oxygène rejeté.

Send this to a friend