On apprenait il y a quelque temps que Wing devenait la première startup autorisée à effectuer des livraisons par drones, avant même Amazon qui évoque le sujet depuis quelques années. Cette semaine, une nouvelle avancée majeure dans la livraison par drone a eu lieu entre l’hôpital Saint Agnes de Baltimore, et le centre médical de l’Université du Maryland (UMD). Un rein a voyagé par ce biais jusqu’à un patient en attente de greffe depuis plus de 8 ans. Le vol a duré 10 minutes pour parcourir une distance de 4 km.

Le Dr Joseph R. Scalea, à l’origine de ce projet, qui a aussi procédé à la greffe, déclare au New York Times qu’il avait longuement discuté avec des experts en aéronautique et en ingénierie de l’UMD, pour remédier aux nombreux retards de livraisons d’organes, de plus en plus récurrents. La goûte d’eau qui à fait déborder le vase est une livraison de 29h, qui d’après le docteur aurait impacté la durée de vie du patient.

À première vue, un tel vol transportant un organe vivant peut sembler imprudent. Toutefois, l’UMD n’en était pas à son coup d’essai, l’Université a effectué près de 44 vols d’essai sur plus de 700 heures. En plus des nombreuses précautions techniques, comprenant des batteries de rechanges, des hélices et moteurs de rechange, AiRXOS, une division de General Electric Aviation, a apporté son expertise. En plus de permettre des transferts plus rapides, les drones seraient capables de surveiller avec plus de précisions la température, et autres paramètres primordiaux à la bonne conservation de l’organe.

Le docteur Scalea ajoute que malgré les progrès réalisés, l’écart entre les patients en attente d’une greffe, et les organes disponibles est encore bien trop important. Avec cette innovation, il espère que les propositions s’élargiront grâce à ce système de livraison bien plus rapide et sécurisé.

Dans le même, nous apprenons que Washington devient le huitième État à accueillir les robots livreurs de Starship Technologies sur ses trottoirs. Des robots semblables à ceux développés par FedEx.