À l’approche des élections européennes en mai prochain, Facebook s’efforce à tout mettre en oeuvre pour éviter le scénario des élections présidentielles de 2016 aux États-Unis. Ne pouvant agir complètement seul face à l’ampleur des fake news, le réseau social décide de déléguer, à plusieurs entreprises spécialisées dans la surveillance, cette mission. Dans plusieurs pays, Facebook collabore avec des entreprises de ce type pour filtrer les fake news locales. Hier, Facebook annonçait l’extension de ce programme au sein de l’Europe avec 5 nouveaux partenaires. Ellinika Hoaxes en Grèce, FactCheckNI en Irlande du Nord, Faktograf en Croatie, Observador au Portugal, et Patikrinta 15min pour la Lituanie.

Facebook précise que tous ces partenaires sont accrédités par l’International Fact-Checking Network (IFCN). Toutes ces entreprises appartiennent également à l’organisation FactCheckEU mise en place par l’IFCN spécialement pour les Européennes. Tous les participants au programme FactCheckEU sont depuis hier en mesure d’évaluer, et d’examiner les publications Facebook en rapport avec les élections.
Le réseau social précise que le programme comprend désormais 21 partenaires, capables de chasser les fake news dans 14 langues : croate, danois, néerlandais, anglais, français, allemand, grec, italien, lituanien, norvégien, polonais, portugais, espagnol et suédois. Comme Facebook l’avait annoncé il y a quelques mois, lorsque qu’une publication est jugée comme étant une infox, elle sera immédiatement pénalisée dans son récemment et apparaîtra tout au fond du fil d’actualité. D’après les premiers tests, Facebook confirme qu’un article considéré faux sera comme invisible aux yeux des utilisateurs, sa diffusion sera réduite de 80%. De la même manière, le réseau social pénalise le référencement des groupes malveillants. Ce programme participe au lancement imminent de l’onglet « News », qui a pour objectif d’éradiquer les fake news et le clickbait.

Plus les élections se rapprochent, plus Facebook dévoile de nouvelles mesures. Le réseau social affirme être en train de finaliser quelques solutions supplémentaires.

Il prévoit notamment d’introduire un signal Click-Gap, qui juge la qualité d’un contenu en fonction du pourcentage de clics reçus sur Facebook. Ce signal permet de montrer à un utilisateur les articles qui lui correspondent le plus.
Le « context button » pourrait à son tour permettre aux lecteurs de se faire leur propre idée sur la crédibilité d’un article. Un cliquant sur ce bouton, la source et autres informations utiles autour de l’article seront révélées.
Enfin, Facebook indique que le partage d’un contenu déjà estimé comme étant faux verra également son référencement pénalisé. L’auteur de ce partage recevra par la suite un message pour l’informer qu’il vient de partager une infox.

Quoi qu’il en soit, Facebook a sorti les grands moyens pour encadrer au maximum les élections européennes à venir, et répond parfaitement aux critiques reçues lors des élections présidentielles de 2016 aux États-Unis.