Pollution : la Chine va bannir le Bitcoin
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Pollution : la Chine va bannir le Bitcoin

Le plus grand pollueur mondial est sur le point de devenir le plus grand acteur pour le climat.

Décidément, la Chine veut se racheter une conduite en matière d’écologie. Avec son statut de premier pollueur mondial depuis quelques années, le géant asiatique est en passe d’endosser le maillot du plus grand acteur pour le climat. La Chine plante des arbres par millions, repense ses chaînes de production et les matériaux de ses immeubles. Depuis peu, le pays a même décidé de stopper l’exploitation minière du Bitcoin.

La Chine est convaincue que l’exploitation à grande échelle du Bitcoin, est très nuisible pour l’environnement. D’ailleurs le Bitcoin n’est pas la seule ressource dont le pays souhaite stopper la production, le charbon et d’autres industries polluantes font aussi partie des matières premières qui ne seront plus exploitées dans les années à venir en Chine.

C’est la Commission nationale pour le développement chinois, principal régulateur du pays en matière de transition écologique, a dévoilé un document contenant une proposition visant à interdire l’exploitation minière du bitcoin, affirmant qu’elle a déjà « sérieusement gaspillé des ressources ».

Pour mieux comprendre, vous devez savoir que dans une exploitation minière classique, de puissants ordinateurs sont dédiés à l’extraction de chiffres à la chaîne qui ne servent à rien, mais qui ont de la valeur parce que les gens le pensent. Le problème c’est que 75% des cryptomonnaies sont exploitées en Chine. Cette industrie génère 10 millions de tonnes de CO2, d’après une étude parue dans Nature Sustainability.

Lorsque cette nouvelle réglementation entrera en vigueur, les ouvriers chinois seront contraints de quitter leurs exploitations. D’ailleurs, certains d’entre eux ont été prévoyants et sont déjà partis s’installer au Québec où l’énergie hydroélectrique est bon marché, abondante et « non polluante ». Pour ceux qui tenteraient de contourner ces nouvelles règles, le pays ne serait certainement pas tendre. En 2017, des dizaines de milliers d’usines avaient été fermées car elles ne respectaient pas les règlementations pour l’écologie. Certains responsables avaient même fini en prison.

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