En 2018, l’industrie musicale mondiale a engendré un chiffre d’affaires de 19,1 milliards de dollars, comme le rapporte la Fédération internationale de l’industrie phonographique (IFPI). Un chiffre en augmentation depuis maintenant quatre ans. Au niveau de la répartition, les revenus du streaming musical ont connu l’augmentation la plus significative (34%) et représente ainsi quasiment la moitié du chiffre d’affaires total de l’industrie, soit presque 9 milliards de dollars.

Les données ne sont pas surprenantes. En septembre dernier, nous vous expliquions qu’aux États-Unis, le streaming musical représentait 75% des revenus de l’industrie musicale. La tendance était à la hausse, notamment grâce au streaming via des plateformes comme Spotify ou Apple Music. Fin 2018, c’est plus de 250 millions d’utilisateurs payants qui étaient identifiés.

Le marché du digital porte celui du physique

Dans le détail, après le streaming musical, on retrouve les ventes physiques, dont le chiffre est au plus bas depuis 2001, avec seulement 4,7 milliards de chiffres d’affaires. Ces ventes sont suivies par les droits d’exécution (spectacles et concerts), les téléchargements ou encore la publicité.
On observe ainsi que malgré la baisse des téléchargements (-21,2%) et des ventes physiques (-10,1%), le streaming permet à l’industrie musicale de maintenir une croissance à la hausse (+9,7 %). Aussi, on peut souligner une hausse des revenus du vinyle. Ce format vintage est à la mode depuis plusieurs années maintenant et est pour la 13ème année consécutive en hausse, représentant 3,6% de l’ensemble du marché.

Enfin concernant les différents marchés, c’est en Europe que la croissance de l’industrie est la plus faible. (+0,1%). Un chiffre expliqué par des données très différentes en fonction des pays. On y observe cependant une hausse du streaming payant de 29,2%.

Côté artistes et musique, sans surprise, en 2018 c’est Drake qui a occupé le top des hit-parades avec Ed Sheeran ou encore Camilla Cabello.