Les élections dites générales en Inde se tiendront du 11 avril au 19 mai 2019. 900 millions d’électeurs se rendront aux urnes pour renouveler la Lok Sabha, la chambre basse du Parlement indien, lors d’un scrutin organisé en sept phases. Facebook a récemment annoncé qu’il venait de supprimer 1 126 pages créées en Inde et au Pakistan, sur sa plateforme. L’objet de ce grand ménage ? D’après Facebook, ces pages avaient un “comportement inapproprié en période électorale”.

Alors qu’un climat délétère s’est installé en Inde depuis l’arrivée au pouvoir de Modi et des nationalistes hindous, des élections générales doivent se tenir d’ici quelques jours. Il y a une explosion des lynchages à mort de musulmans pour leur commerce de bovidés, la vache étant un animal sacré chez les hindous. Comme dans la plupart des pays en 2019, les réseaux sociaux sont utilisés comme outil de propagande.

Certaines pages Facebook auraient violé les règles du réseau social sur plusieurs aspects : trop de spams et de fake news. Il semblerait qu’il s’agisse surtout d’une mesure préventive pour éviter un nouveau scandale lié à des élections gouvernementales. Ce n’est pas la première fois que Facebook prend ce genre de décision. En février dernier, le réseau social supprimait 262 pages, 356 comptes, 3 groupes Facebook et 162 comptes Instagram en Iran, qui présentaient des « indicateurs malveillants » et potentiellement nuisibles à autrui. La plupart des pages ou des comptes supprimés auraient pu avoir un lien direct avec des gouvernements.

Dans une récente prise de parole, Facebook a déclaré qu’il ne souhaitait plus que sa plateforme soit utilisée “pour manipuler les communautés”. L’ensemble des pages et des comptes supprimés en Inde et au Pakistan pouvaient laisser passer des informations trompeuses au sujet des élections à venir. Les réseaux sociaux sont clairement devenus l’outil numéro 1 de propagande à travers le monde. La Russie aussi l’a très bien compris. En janvier dernier, Facebook supprimait près de 500 pages sur les terres de Vladimir Poutine.