Alors qu’Uber Freight, la plateforme de mise en relation entre une entreprise ayant besoin d’expédier des marchandises et des chauffeurs routiers, débarque en Europe, l’américain décide d’accélérer son développement. La société Careem Networks FZ est basée à Dubaï et fait de l’ombre à Uber. Pour cela, le géant américain décide de la racheter. L’annonce de l’acquisition est prévue pour le mardi 26 mars. Un rachat record estimé à près de 2,7 milliards d’euros.

Les actionnaires de Careem, dont font partie la société d’investissement du prince saoudien Alwaleed bin Talal et la société de commerce électronique japonaise Rakuten, ont été invités à accepter les conditions de la transaction. Le porte-parole d’Uber, Matt Kallman n’a pas souhaité commenter ce rachat. Ce projet d’acquisition intervient peu de temps avant l’entrée en bourse (imminente) d’Uber. Celle-ci pourrait être l’une des plus importantes introductions en bourse de l’histoire du New York Stock Exchange (NYSE). Officiellement, Uber devrait déposer une demande d’introduction en bourse en avril.

Cette acquisition signe le démarrage officiel d’Uber au Moyen-Orient. D’ailleurs, l’un des plus gros investisseurs de la société américaine s’y trouve : le fonds souverain d’Arabie saoudite. Les gouvernements arabes cherchent à diversifier leur économie basée exclusivement sur le pétrole. En effet, ce rachat intervient quelques mois après l’acquisition de Souq.com par Amazon. Careem est considérée comme la startup technologique la plus précieuse du Moyen-Orient.

La startup compte plus d’un million de conducteurs et opère dans plus de 90 villes et 15 pays différents. De la même manière qu’Uber, Careem s’est diversifiée dans la livraison de nourriture et de colis, mais aussi dans les transferts d’argent. Uber va pouvoir officiellement mettre un pied dans les pays arabes et étendre un peu plus son influence sur le monde.

Enfin, les pays du Moyent-Orient pourraient être plus laxistes et moins protectionnistes que les États-Unis pour le développement de systèmes de conduite autonomes. Cela permettrait à Uber de développer ses technologies dans un contexte favorable.