De nouvelles accusations de la SEC (l’US Securities and Exchange Commission) à l'encontre d'Elon Musk sont tombées. Cette fois-ci, le CEO de Tesla est accusé d’avoir violé l’accord qui avait été fait entre lui et la SEC. Selon ce dernier, le PDG aurait dû attendre d’avoir l’approbation du conseil d'administration de Tesla avant de communiquer des informations potentiellement importantes aux investisseurs. Chose qu’il n’aurait apparemment pas fait en publiant son fameux tweet de financement garanti.

Ce n’est pas la première fois qu’Elon Musk a des soucis avec la SEC. En fin d’année dernière, l’organisme gouvernemental lui avait infligé des sanctions allant jusqu’à lui faire perdre le contrôle de Tesla. Cependant, Musk ne dit pas son dernier mot et tiens à garder sa liberté d’expression. Dans ce cas présent, il affirme qu’il n’a enfreint aucune règle et qu’il s’agit d’une mauvaise interprétation de la SEC.

La SEC a demandé à un juge de condamner Elon Musk pour avoir enfreint les règles de leur accord. En vertu de ce dernier, le patron de Tesla était censé obtenir une approbation du conseil d’administration de Tesla avant de communiquer des informations potentiellement importantes aux investisseurs. Pour rappel, le gendarme de la bourse américaine accusait Elon Musk d’avoir manipulé les cours de Tesla en indiquant que la société pourrait devenir privée. La SEC avait tout de suite réagi et avait infligé à Musk une amende de 20 millions de dollars, tout comme Tesla. De plus, il avait été contraint de quitter son poste de président du conseil d’administration de l’entreprise durant au moins trois ans. Il avait également été demandé à ce que l’ensemble de ses prises de paroles, notamment sur Twitter, soient contrôlées. Robyn Denholm avait été nommé pour remplacer Musk au poste de président du conseil. Suivis de Larry Ellison le fondateur d’Oracle et de Kathleen Wilson-Thompson, directrice RH chez Walgreens Boots, qui avaient été désignés en tant qu’administrateurs indépendants.

Cependant, Musk affirme qu’il n’a en aucun cas violé cet accord avec la SEC. Pour lui, le problème vient d’une mauvaise interprétation de l’organisme gouvernemental. Apparemment, la SEC aurait proposé un nouvel accord à Musk dans lequel il aurait été obligé d’obtenir l’approbation du conseil d’administration de Tesla, quel que soit la forme de la demande. Un accord qui, toutefois, n’a jamais été accepté par les deux partis (Musk et Tesla).

Ce qui porte à confusion, c’est que lors de la publication de son tweet le 19 février, Elon Musk indiquait que Tesla pourrait produire « environ » 500 000 voitures en 2019. Avant de le modifier quelques heures plus tard en précisant qu’il voulait dire que la société produirait un taux annuel de 500 000 dollars d’ici la fin de l’année. Alors, est-ce réellement un malentendu ou est-ce qu’Elon Musk aurait caché un message dans son tweet ? D’autant plus que la Tesla Model Y sortie le 14 mars, est enfin disponible.