Criteo : de l'acquisition à la fidélisation
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Criteo : de l’acquisition à la fidélisation

Les internautes naviguent chaque jour de site en site. Si Facebook ou Google absorbent une partie des activités et des publicités, Criteo sait faire la différence sur l’autre face du web.

Depuis son lancement en 2005, Criteo s’attelle à proposer aux annonceurs des moyens pour mieux cibler leurs publicités, et améliorer leurs ventes. Ainsi, la société fondée à Paris se revendique comme le « plus grand ensemble de données ecommerce au monde. »

Pour faire du retargeting son coeur de métier, Criteo peut compter sur le suivi de données qu’elle regroupe en trois pôles : identité, intérêt, mesure. Dans le premier, on retrouve par exemple les identifiants à travers différents appareils (1,5 milliard pour la plateforme). Dans le second, Criteo déclare suivre près de 2 milliards d’acheteurs mensuels, qui peuvent se rendre sur 4,5 milliards de produits référencés. Enfin sur le dernier, la mesure, le géant du retargeting voit passer plus de 800 milliards de ventes annuelles, dont 35 milliards surviennent directement après avoir cliqué sur une publicité. Ces trois ensembles de données lui permettent de consolider ce qu’elle appelle le Shopper Graph.

Criteo se pose aujourd’hui comme une alternative solide aux réseaux publicitaires que peuvent proposer Facebook ou Google. 50% du temps passé sur internet est consacré aux F et G des GAFA. 50% du temps restant, les internautes se baladent sur ce que l’on appelle l’open internet. Malheureusement, le confort des gestionnaires de publicités américains fausse la répartition des investissements consacrés, alors que Criteo, ou d’autres, peuvent offrir des éléments aussi techniques, si ce n’est plus. À l’instar d’un cas avec La Redoute, présenté lors du One to One à Monaco.

En 1 an, la redoute a fait un virage très fort. 75% des investissements sur Criteo étaient dédiés à la prospection. C’est devenu au fil du temps un problème, car cela représente une audience trop large, et difficile à fidéliser. Ils ont donc opéré un changement d’objectif pour consacrer 50% des investissements à l’activation (fidélisation). L’idée étant de ne pas nécessairement passer par d’autres solutions, et utiliser les compétences de la plateforme publicitaire et leur propre base CRM.

Au départ, Criteo et La Redoute ont d’abord travaillé sur du retargeting pur et dur, puis sur de la prospection de nouveaux clients, et aujourd’hui entre les deux pour travailler sur la fidélisation par l’activation des porteurs de cartes. Chose assez éloignée de ce pourquoi la plateforme peut être sollicitée.

Pour cibler des porteurs de carte le scénario est assez simple. Les équipes de La Redoute « nous transmettent une liste d’emails, chiffrée bien sur, GDPR compliant, sur lesquels ils veulent qu’il y ait une opération spécifique. Par exemple, ceux qui n’ont pas consommé depuis plus de deux mois, fait rare pour un porteur de carte, » a précisé Marie Ferry, Head of Retail France de Criteo à Siècle Digital. « Ces gens-là nous arriverons à les retrouver dans nos données. Dès qu’ils naviguent sur le site d’un éditeur, nous sommes en mesure de leur afficher une publicité, personnalisée, avec un produit susceptible de les intéresser. »

Là où Criteo était trop souvent dans le retargeting, l’évolution des pratiques fait que la plateforme est à présent concentrée sur les bonnes utilisations des audiences. L’outil de ciblage se précise, la continuité des campagnes pour les personnes touchées se renforce. Désormais, le simple retargeting est bien loin des ambitions qu’offre Criteo, en faisant certainement un partenaire plus intéressant que Facebook ou Google ?

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