Apple Watch : la montre détecte bien la fibrillation atriale
Gadgetobjets connectésScience

Apple Watch : la montre détecte bien la fibrillation atriale

Cette étude souligne l'importance des wearables et la pertinence de ces derniers dans le cadre de détection de maladies.

Stanford Medicine vient de publier les premiers résultats d’une étude financée par Apple et menée sur plus de 400 000 personnes possédant une Apple Watch. Cette dernière souligne que la montre détecte à bon escient les rythmes cardiaques irréguliers, qui par la suite ont confirmé une fibrillation atriale.
Rappelons que la fibrillation atriale est l’une des principales causes d’AVC et d’hospitalisation aux États-Unis.  Sur l’ensemble des participants, il n’y a que « 0,5% qui ont reçu des avertissements de rythme cardiaque irrégulier. »

Cette étude a été lancée en 2017. Grâce à l’application Apple Heart Study, les chercheurs de Stanford ont pu suivre et analyser les données des participants. Lorsqu’un rythme cardiaque irrégulier est détecté, une notification est envoyée aux utilisateurs, leur conseillant de consulter un professionnel de la santé et d’utiliser un patch ECG. L’étude se concentrait sur l’Apple Watch Series 3 et les modèles plus anciens.
Apple mise de plus en plus sur la santé avec sa montre connectée. Début février, un homme de 67 ans s’est évanoui, grâce à son Apple Watch Series 4, comportant des électrodes intégrées, les secours ont été prévenus et l’homme est aujourd’hui hors de cause. Sa fille a expliqué « cela aurait pu être tellement pire. »

Une étude qui étend le champ des possibles

La bonne nouvelle est que les faux positifs craints par le corps médical sont donc évités. Dans la majorité des cas, les personnes ayant reçu une notification « se trouvaient en fibrillation atriale au moment de la notification. »
On apprend ainsi que 34% des personnes ayant reçu une notification et ayant accepté de porter un patch durant une semaine ont présenté une fibrillation atriale. 57% de ceux ayant reçu une alerte sont allés consulter un professionnel de la santé.

Avec ces premiers résultats, les bénéfices de la technologie sont soulignés et montrent comment la technologie peut prévenir certaines maladies. Lloyd Minor, doyen de la Stanford School of Medicine ajoute « la fibrillation atriale n’est que le début, car cette étude ouvre la porte à de nouvelles recherches sur les technologies portables et sur la manière dont elles pourraient être utilisées pour prévenir les maladies avant qu’elles ne surviennent – un objectif clé de la médecine de précision. » Suite à ces résultats, les recherches devraient se poursuivre afin « d’aider les gens à prendre des décisions plus éclairées en matière de santé. »

Send this to a friend