La semaine prochaine, la Commission Européenne devrait infliger une nouvelle amende à Google. La troisième très exactement. Les faits reprochés ? Un abus de position dominante, avec AdSense, la régie publicitaire du géant américain, comme le rapporte le Financial Times.

Pour la petite histoire, en juin 2017, Google s’est vu infliger une amende record à l’époque de 2,42 milliards d’euros pour abus de position dominante dans la recherche en ligne. En juillet 2018, la Commission Européenne réclamait 4,34 milliards d’euros (un nouveau record) à Google pour abus de position dominante avec Android. À noter qu’à chaque fois, Google a fait appel !

Google abuse toujours de ses pouvoirs

Aujourd’hui, Margrethe Vestager, Commissaire européenne à la Concurrence s’apprête à annoncer une nouvelle amende, qui pourrait atteindre 13 milliards d’euros, à savoir 10% du chiffre d’affaires de la firme. Cependant, une source proche du dossier explique que l’amende devrait être « beaucoup moins sévère que les précédentes. »
Cette amende fait suite à une enquête ouverte en 2016. En effet en 2006, suite à des modifications, Google forçait les sites web à utiliser uniquement AdSense pour inclure le champ de recherche Google sur leur site. Google est ainsi accusé « d’avoir abusé de sa position dominante en limitant artificiellement la possibilité, pour les sites web tiers, d’afficher les publicités contextuelles émanant de concurrents. » Google aurait ainsi durant 10 ans maintenu des pratiques anticoncurentielles. Depuis l’entreprise a modifié les conditions et permet aux sites web tiers d’afficher des annonces de recherche des concurrents.

En attendant le montant de l’amende finale, il y a fort à parier que cette amende ne soit pas la dernière. D’autres services du géant américain comme la cartographie en ligne ou encore la recherche locale pourrait être remis en cause.