À la fin du mois de janvier dernier, Boeing annonçait que son taxi volant eVTOL avait parfaitement réussi son premier vol. Un petit vaisseau qui décolle et atterrit de manière verticale. Aujourd’hui le constructeur américain pense être prêt à développer son véhicule autonome. Ce projet de véhicule aérien s’inscrit dans le cadre du programme Boeing NeXt. L’objectif de ce projet ? Développer une nouvelle génération de technologies aéronautiques susceptibles de promouvoir la mobilité urbaine de demain.

Steve Nordlund, vice-président et directeur général de Boeing NeXt avait déclaré ceci à propos de l’essai du taxi volant : “lors de son premier vol d’essai, le prototype d’avion autonome a démontré avec succès qu’il était apte à voler d’une phase de décollage, de montée, puis de vol stationnaire jusqu’à sa descente et son atterrissage. Il s’agit d’une étape importante dans l’atteinte de l’objectif de notre programme, qui consiste à faire progresser la mobilité aérienne urbaine”.

Maintenant que le vol d’essai initial a été effectué avec succès, de nouveaux essais devraient avoir lieu pour tester la capacité d’autonomie du véhicule volant à grande vitesse. La volonté de Boeing est d’imaginer un nouveau moyen de transport urbain pour réduire le trafic au sol dans les grandes métropoles du monde. Il pourrait clairement s’agir d’une nouvelle alternative de transport écologique et durable.

D’après Boeing, : “le vol autonome ouvre de nombreuses possibilités. Le trafic dans les zones urbaines denses va se transformer. On estime que 25% des trajets pour se rendre jusqu’à son lieu de travail, partout dans le monde sont supérieurs à 90 minutes, alors imaginez le gain de temps que pourrait offrir un taxi volant autonome”. Le constructeur américain n’est pas le seul à vouloir conquérir ce marché très prometteur. Parmi les concurrents de Boeing, il faudra notamment compter sur les sociétés suivantes : Rolls-Royce, Airbus et Uber.

Selon la société, il est tout à fait possible que des véhicules aériens autonomes soient en service dès 2020. Le calendrier dépend de plusieurs facteurs : la gestion de l’espace aérien, l’acceptation par les clients et l’avancement de l’infrastructure. On peut l’imaginer, il y a certainement un gros travail de réglementation à effectuer.