Si Saint-Étienne est la capitale du design, cette ville rencontre aussi de nombreux problèmes d’insécurité dans ses rues. Pour y remédier, la CNIL a autorisé un dispositif inédit en France. Un quartier de la préfecture de la Loire est dorénavant équipé de capteurs capables de détecter des bruits « suspects ».

Le district de Tarentaize, Beaubrun, Couriot compte plus de 7000 habitants et bientôt, une cinquantaine de capteurs pour veiller sur eux. Cette expérimentation en conditions réelles devrait débuter au cours du mois de mars, d’après Le Progrès.

Ces capteurs ont la capacité de détecter certains sons menaçants. Par exemple, le son du verre qui se brise voire, celui d’un coup de feu. Dès lors qu’un bruit de ce type est détecté, la police est immédiatement prévenue. Ce processus fonctionne grâce à une plateforme développée par Serenicity, une startup stéphanoise.

La CNIL donne son feu vert.

Fabrice Koszyk, dirigeant associé de Serenicity, dans un entretien avec le Parisien, affirme : « Ce dispositif, ce n’est pas Big Brother ». Contrairement à Google qui oublie d’indiquer à ses utilisateurs lorsqu’un de ses dispositifs possède un micro, la startup stéphanoise est bien plus transparente. Serenicity tient à préciser que ce sont des capteurs et non des micros. En aucun cas ce système ne permettra pas d’enregistrer des sons ou des conversations. Cette installation fonctionne plutôt comme une alarme classique, à plus grande échelle.

« D’un point de vue législatif, à partir du moment où on n’enregistre rien et que l’émetteur du son ne peut être identifié, on peut faire ce que l’on veut. Il n’existe aucun cadre juridique. La Commission nationale informatique et libertés (CNIL) a d’ailleurs donné son feu vert pour cette expérimentation » rajoute M. Koszyk.

Les policiers travaillent actuellement avec Serenicity pour cartographier l’emplacement de ces capteurs. Pour l’instant, on ne sait pas si la localisation des capteurs sera communiquée aux habitants. Jean-Pierre Berger et Jean-Noël Cornut, élus de la municipalité, sont en train de trancher la question de la signalétique.