Elon Musk peut souffler : la NASA vient de donner son accord pour que SpaceX puisse effectuer le premier lancement orbital de sa capsule Crew Dragon. La dernière étape, extrêmement importante, avant que SpaceX ne soit officiellement autorisé à assurer les liaisons entre la Terre et l’ISS.

Ces trajets sont, depuis 2011, effectués dans des capsules Soyouz. Pour assumer cette responsabilité SpaceX doit prouver qu’elle est capable de réaliser un trajet aller retour en toute sécurité. Le lancement, initialement prévu le 7 janvier dernier, pourrait avoir lieu le 2 mars.

Ce premier tir de test baptisé Demo-1, devrait par ailleurs se dérouler depuis le pas de tir 39A du Centre Spatial Kennedy en Floride. Ce lancement du 2 mars s’apparente au dernier et plus important obstacle à franchir avant que SpaceX puisse envoyer de véritables astronautes humains dans la Station Spatiale Internationale.

Pour faire ses preuves, SpaceX va devoir réussir parfaitement ce vol et par la suite démontrer que ses capsules sont capables d’envoyer des astronautes dans l’ISS, les amarrer et les ramener sur Terre en toute sécurité avec une projection océanique et une récupération sur un bateau. De son côté, le groupe Boeing prépare aussi sa propre capsule habitable baptisée CST-100. Il procèdera au même type de tir d’essai à vide que SpaceX, dans le courant du mois de mars 2019. Alors que son premier vol habité par des astronautes devrait avoir lieu au cours du mois d’août 2019.

Le lancement du DM-1 Crew Dragon est prévu très tôt samedi matin. À son bord : des mannequins au lieu de vrais astronautes. Un premier pas avant les vols habités. Si le lancement du DM-1 se déroule comme prévu et sans encombre, le lancement du DM-2 pourrait suivre assez rapidement. Si vous ne faites rien samedi matin : la NASA diffusera en direct une grande partie de la mission, y compris le lancement, l’amarrage et le retour sur Terre.