Facebook a laissé des annonceurs cibler une communauté intéressée par le nazisme
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Facebook a laissé des annonceurs cibler une communauté intéressée par le nazisme

La question serait plutôt : comment Facebook a-t-il pu passer à côté de la suppression de ces catégories de ciblage ? Des marques pouvaient cibler leurs audiences en fonction d'idéologies plus que douteuses.

Alors que le réseau social promettait récemment de faire tous les efforts possibles et imaginables pour lutter contre le racisme, l’antisémitisme et le nazisme, des marques ont pu cibler en fonction de l’intérêt « nazisme ». Le Parlement Britannique qualifiait, la semaine dernière, les dirigeants du réseau social de « gangsters numériques ». Les anglais ne se sont peut-être pas trop trompés à leur sujet. Facebook a encore du travail pour éviter ce genre de maladresse totalement inconcevable en 2019.

C’est le LA Times qui a découvert, il y a quelques jours, que n’importe quelle marque ou annonceur présent sur Facebook pouvait décider de cibler des audiences ayant marqué un intérêt pour des leaders de groupes racistes et antisémites. Parmi ces personnes, le journal note la présence du leader nazi Joseph Goebbels. Par ce ciblage, les annonceurs le souhaitait ont pu atteindre des centaines de milliers d’utilisateurs.

Un fait qui n’est pas sans rappeler ce qu’il se passait il y a moins d’un an sur YouTube. La plateforme vidéo monétisait aussi des contenus faisant la promotion du nazisme. À l’époque, un porte-parole de YouTube France précisait cela : « nous avons travaillé en étroite collaboration avec les annonceurs pour apporter des changements significatifs à la manière dont nous abordons la monétisation sur YouTube, grâce à des conditions plus strictes, de meilleurs contrôles et une plus grande transparence ».

Durant l’été 2018, Facebook retirait 5 000 catégories suspectes et pouvant être liées à des fins de discrimination. Il semblerait que les modérateurs humains qui se cachent derrière le réseau social en aient oublié quelques unes. Le porte-parole du réseau social, Joe Osborne a déclaré que : « bien que nous ayons un examen continu de nos options de ciblage, il est clair que nous devons faire plus. Nous pouvons vous assurer que Facebook va étudier plus en détail ses politiques et sa capacité à détecter les catégories suspectes ».

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