Reconnaissance faciale : des tests auront lieu à Nice à l'occasion du carnaval
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Reconnaissance faciale : des tests auront lieu à Nice à l’occasion du carnaval

Alors que la CNIL s'inquiète de l'augmentation du nombre de caméras en France, la ville de Nice va tester la reconnaissance faciale pendant deux jours lors d'un évènement précis.

Et si la belle ville de Nice devenait la première ville française à se servir de la reconnaissance faciale ? Alors que des géants du web comme Google ou encore Amazon, appelaient récemment le gouvernement américain à réguler l’utilisation de cette technologie, il est fort probable qu’elle débarque en France. Le 18 février dernier, Christian Estrosi, maire de Nice a expliqué que des tests pourraient avoir lieu dans le cadre du carnaval de Nice, qui se déroule du 16 février au 2 mars 2019.

Dans le cas de la ville de Nice, une expérimentation pourrait avoir lieu. Celle-ci devrait permettre d’atteindre trois objectifs principaux : l’amélioration des contrôles d’accès, la détection d’une personne « d’intérêt » au milieu d’une foule et la capacité à en retrouver une au moment du passage aux portiques de sécurité. Si cette phase de tests fonctionne correctement lors de l’évènement, il se pourrait que cette technologie s’étende au reste du pays. On peut déjà imaginer que de nombreuses protestations auront lieu si c’est le cas.

Un tel essai implique la lecture et l’analyse des données biométriques des personnes filmées. Il s’agit des caractéristiques physiques qui permettent d’identifier un humain. C’est justement sur ce point que cela pourrait poser problème vis à vis de la CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés). Il semblerait que des échanges aient eu lieu ces dernières semaines à propos du déploiement de cette technologie dans la ville de Nice.

Seulement six caméras sont utilisées pour tester la reconnaissance faciale pendant l’évènement. Un test extrêmement limité pour éviter de potentiels problèmes avec les habitants de la ville. L’essai ne devrait durer que deux jours et sera indiqué par des panneaux d’information. Une autorisation accordée par la CNIL malgré ses inquiétudes à propos de l’augmentation du nombre de vidéo-surveillance dans le pays.

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