Réseaux Sociaux

Comment le Parlement britannique en est arrivé à qualifier les dirigeants de Facebook de « gangsters numériques » ?

Un rapport parlementaire vient de sortir et met en lumière les graves infractions commises par les dirigeants de Facebook. Pour le Parlement britannique, cela ne fait plus de doute, ils sont confrontés à des gangsters numériques.

Alors qu’en ce moment même, Facebook négocie une amende record avec le gouvernement américain suite aux affaires de confidentialité des données le Parlement Britannique ne prend plus de pincettes et qualifie les dirigeants de Facebook, notamment Mark Zuckerberg, de « gangsters numériques ». Pour les membres du gouvernement, Facebook mériterait d’être largement plus réglementé qu’il ne l’est aujourd’hui. Un rapport parlementaire est paru à ce propos. Une enquête de 18 mois du comité britannique sur le numérique et la culture révèle de nombreuses failles, notamment (ce qui n’est pas nouveau) des infractions des lois sur la protection des données.

Le rapport précise cela : « en choisissant de ne pas comparaître et en choisissant de ne répondre personnellement à aucune de nos invitations, Mark Zuckerberg a fait preuve de mépris envers… le Parlement Britannique et ce n’est pas normal ». La mise en lumière de « listes blanches », accable Facebook et ses dirigeants. Elles exposent la valeur des données des amis, la réciprocité et le partage des données des utilisateurs. En interne, Facebook a dit en décembre dernier que les documents rendus publics ont été « triés sur le volet » pour ne raconter « qu’une version de l’histoire » la moins violente pour la société.

Concrètement, le comité veut aller beaucoup plus loin et recommande la création d’un code d’éthique obligatoire pour les réseaux sociaux. Les géants du web comme Twitter, Facebook, Snapchat ou encore Instagram devraient être obligés de le respecter. Pour vérifier si ce code de déontologie est bien respecté, le Parlement Britannique pense qu’un organisme de régulation indépendant devrait être chargé de le faire appliquer.

Facebook n’a pas eu peur de réagir à ces déclarations. Le réseau social a précisé qu’il était « ouvert à une réglementation significative des médias sociaux ». Un porte-parole a même déclaré cela : « nous soutenons également une législation efficace en matière de protection de la vie privée qui obligerait les entreprises à respecter des normes élevées en matière d’utilisation des données et de transparence pour les utilisateurs ».

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