Technologie

Affaire Bezos : l’Arabie saoudite, accusée dans l’affaire des messages compromettants, nie son implication

En plus d'accuser le gouvernement américain, Bezos accuse l'Arabie saoudite d'être liée à l'affaire du vol des textos compromettants.

C’est l’affaire qui fait du bruit depuis plusieurs jours : Jeff Bezos accuse le National Enquirer de le menacer de publier ses photos de nu. À l’ère du selfie, au moment où tout est apparence et où la gestion de son image est reine, Jeff Bezos prend les devants et prétend même que le gouvernement américain est à l’origine de cette affaire, en plus de cela, il fait comprendre que l’Arabie saoudite pourrait y être mêlée également.

Le fondateur d’Amazon n’accuse pas seulement le gouvernement américain et l’American Media Inc d’extorsion et de chantage, il laissait aussi entendre dans son papier, qu’il pourrait y avoir un lien entre l’Arabie saoudite et la publication de ses messages personnels avec Lauren Sanchez. Le ministre des Affaires étrangères de l’Arabie saoudite a nié son implication dans cette affaire.

« Notre pays n’a rien à voir avec cela. Pour moi, cela ressemble à un feuilleton. Je l’ai regardé à la télévision et j’ai lu des articles à ce sujet dans les journaux. C’est quelque chose entre Jeff Bezos et le média qu’il accuse. Nous n’avons rien à voir avec ça ». Voici ce qu’a déclaré Adel al-Jubeir, ministre des affaires étrangères en Arabie saoudite. Dans son article de jeudi, Bezos a affirmé que David Pecker, le propriétaire d’AMI, avait des liens avec le gouvernement saoudien et a également détaillé les rapports privilégiés entre le groupe de presse et le président des États-Unis.

Revenons précisément sur les faits : Bezos n’a pas directement accusé l’Arabie saoudite d’être impliquée dans cette affaire, mais il a précisé le réseau de connexions qui existait entre Trump et l’Arabie saoudite. Le CEO d’Amazon est propriétaire du Washington Post, journal qui a beaucoup parlé du lien entre le prince Mohammed bin Salman et le meurtre de Jamal Khashoggi. Bien que la Central Intelligence Agency ait conclu que Bin Salman avait ordonné le meurtre, Trump conteste l’implication du prince héritier, alors Bezos laisse penser qu’une vengeance est envisageable.

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