Quand on pense grande compétition e-sport, les premiers noms qui nous viennent en tête sont systématiquement ceux des géants comme Counter Strike ou Fortnite, mais c’est une erreur. Les jeux plus tranquilles mobilisent aussi l’attention. Preuve en est depuis mercredi, date à laquelle GIANTS Software, le producteur de Farming Simulator, a ouvert sa première ligue e-sport : Farming Simulator League.

La célèbre simulation agricole est bien plus populaire qu’on ne pourrait le croire. La dernière version de la série, Farming Simulator 19, s’est vendue à plus d’un million d’exemplaires dans les dix jours qui ont suivi sa sortie l’an dernier. Un chiffre qui côtoierait presque les ventes du dernier jeu Pokémon sur nintendo 3DS. Comme quoi, s’occuper des poules et récolter le blé virtuellement peut mobiliser les passions.

Un jeu qui mobilise les foules

Le PDG de GIANTS, Christian Amman, avait pu s’en rendre compte lors des précédents évènements organisés autour de son jeu vidéo. Principalement amalgamés au sein de grand rendez-vous sur l’agriculture, ils n’avaient de cesse de mobiliser l’attention. Les adeptes voulaient absolument savoir qui était le véritable dieu du tracteur virtuel.

Comme tout bon entrepreneur, Amman a alors compris que cet engouement pourrait découler sur des manifestations plus professionnelles. Désormais, les compétitions de Farming Simulator seront présentes à la Gamescom et la Paris Game Week. La nouvelle ligue invitera les joueurs à s’affronter en 3 contre 3. Les joueurs qui s’illustreront le plus se retrouveront à la FarmCon 2020, où les champions se partageront 250000 € de prix. Par ailleurs, l’initiative e-sport de GIANTS est soutenu par de prestigieux acteurs de l’informatique. Intel et Logitech sont parmi ses sponsors.

Outre le fait que cette compétition ouvre la voie à un e-sport qui ne serait plus centré que sur les MMORPG et les FPS, c’est aussi une belle réussite pour le monde français du jeu vidéo. En effet, Focus Home Interactive, l’éditeur de Farming Simulator, est français. Cela démontre que Ubisoft n’est pas la seule entreprise française de jeux vidéo à pouvoir se faire remarquer.