Oxford coupe les ponts avec Huawei
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Oxford coupe les ponts avec Huawei

L’université d’Oxford a décidé de couper les ponts avec le géant chinois de la télécommunication Huawei. Elle refuse désormais toutes subventions de recherches ou de dons de leur part

L’université d’Oxford a récemment décidé de prendre ses distances avec le géant de la télécommunication Huawei, selon The Guardian. Elle refuse désormais toutes subventions de recherches ou de dons de leur part. Rejoignant ainsi la longue liste de groupes qui ont également décidé de s’éloigner de la firme. En effet, Huawei est soupçonné de causer un problème de sécurité nationale dans plusieurs pays dont les États-Unis, l’Australie et le Japon. Toutefois, pour l’Allemagne il n’y aurait aucune preuve d’espionnage de leur part, via leurs réseaux 5G.

L’université a affirmé que les projets en cours soutenus par Huawei seraient tout de même maintenus. Il s’agit notamment de deux projets déjà approuvés qui ont reçu 692 000 £ de subventions. Néanmoins, les prochains projets ne seront en aucun cas subventionnés par la firme chinoise. Huawei indique d’ailleurs ne pas avoir été informé par cette décision.

La source de cette querelle diplomatique qui implique la Chine, les États-Unis et le Canada, provient de l’arrestation de la CFO de Huawei, Meng Wanzhou, qui est aussi la fille du PDG de l’entreprise, Ren Zhengfei. Cette dernière a été arrêtée sur l’ordre des USA au Canada, soupçonnée d’avoir violé les sanctions américaines mises en place contre l’Iran. Suite à cela, la justice américaine a également décidé d’ouvrir une enquête sur des soupçons de vols de technologies par le groupe chinois.

Toutefois, face à ces nombreuses accusations, Huawei persiste à dire qu’elles sont diffamatoires. Un porte-parole de Huawei a déclaré à The Guardian que « nous n’avons pas été informés de cette décision et attendons les explications complètes de l’université. En tant qu’entreprise technologique privée, détenue par ses employés, avec une solide expérience en R&D, nous pensons que les décisions de partenariat devraient, comme la recherche, être basées sur des preuves ».

La semaine dernière Weijing Wang, un des salariés de Huawei en Pologne a été arrêté par les services de sécurité polonais. Soupçonné d’espionnage au profit de la Chine, ce dernier a par la suite été congédié par la firme. Cependant, les problèmes pour l’entreprise ne semblent pas s’arrêter là. En effet, une nouvelle enquête fédérale américaine a été ouverte sur eux. Huawei pourrait bien être accusée d’avoir intercepté des secrets commerciaux américains et d’avoir par la suite subtilisé les technologies de ses concurrents.

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