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Google montre les conséquences absurdes de la directive européenne sur le copyright

Suite à l’annonce de cette nouvelle loi qui devrait entrer en vigueur d’ici peu de temps, Google nous montre sa vision des choses

Suite à l’annonce de cette nouvelle loi qui vise à adapter les droits d’auteur à l’ère du numérique, Google n’a pas hésité à la critiquer en diffusant des captures d’écrans, partagées pour la première fois par Search Engine Land. En effet, sur Google News seul le nom de la source et l’URL de l’article seront présents, effaçant ainsi les titres, les images, et les résumés. Selon la firme de Mountain View, il pourrait s’agir là d’un test en prévision de cette loi. Cette dernière pourrait d’ailleurs à l’avenir compromettre la nouvelle fonctionnalité de Google sur son moteur de recherche.

En septembre dernier, le Parlement européen avait voté en faveur de cette loi qui vise à adapter les droits d’auteur au numérique. Parmi les textes de loi, deux semble faire polémique :

  • L’article 11 qui vise à obliger les plateformes digitales qui diffusent des liens vers des articles de presse (comme Google News) à rétribuer les auteurs. Concrètement, la firme de Mountain View (mais aussi Facebook ou encore Bing) pourrait être contrainte de verser des royalties aux médias qui apparaissent dans son flux de résultats.
  • L’article 13 qui obligerait les plateformes de diffusion comme YouTube à mettre en place une solution de filtrage automatique des contenus pour éviter toute atteinte au droit d’auteur.

Dans ces captures d’écrans dites de « test », Google indique ce qu’un utilisateur européen verrait s’il cherche les dernières nouvelles. Résultat ? Rien. Hormis un lien vers le site et le nom du média, sans image, sans description. Un contexte que la firme d’écrit comme inutile. Dans un communiqué, Richard Gringas le vice-président de Google a affirmé que « à l’heure actuelle, plus de 80 000 éditeurs de presse du monde entier peuvent apparaître dans Google Actualités, mais l’article 11 réduirait considérablement ce nombre. Et il ne s’agit pas que de Google, il est peu probable qu’une entreprise puisse attribuer une licence à chaque éditeur de nouvelles de l’Union européenne, en particulier compte tenu de la très large définition proposée ».

Diego Naranjo, conseiller politique principal du groupe de défense des droits numériques EDRi a déclaré à The Verge que Google ne publiait pas ces captures d’écran dans le but d’alarmer, mais plutôt pour démontrer ce que cette loi fera. Il affirme « qu’ils essaient simplement de montrer ce que l’article 11 va les pousser à faire ».

Aujourd’hui a eu lieu une étape importante pour le passage en vigueur de cette loi. En effet, ce sont les membres du Conseil européen qui se sont retrouvés cette fois pour voter ou non en sa faveur. Toutefois, si la législation est adoptée, il y aura une négociation finale entre le Parlement européen et le Conseil, le 21 janvier puis un vote final en mars. A la suite de quoi les pays de l’Union européenne devront commencer à transposer cette loi pour 2021.

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