Transports

État des lieux de la nouvelle mobilité urbaine

17 % des français envisagent d'adopter ces nouveaux modes de transport.

Le XIXe fut le siècle du chemin de fer, le XXe siècle celui de la voiture. Véritables phénomènes de société urbaine, de nouveaux modes de locomotion individuelle apparaissent aujourd’hui. Répondant à une prise de conscience écologique, les petits véhicules électriques pourraient bien marquer de leur empreinte le XIXe siècle. État des lieux.

L’électrisation des véhicules

Si vous habitez en environnement urbain, vous en avez déjà forcément aperçu. Depuis plusieurs années, les nouveaux véhicules électriques individuels (NVEI) et les vélos à assistance électrique (VAE) se sont imposés comme des alternatives crédibles aux moyens de locomotion traditionnels que sont la voiture ou la moto. Non polluants et peu encombrants, ils révolutionnent les façons de se déplacer en ville. Leur succès s’explique facilement. D’une part, les NVEI permettent de limiter l’impact écologique lié à la mobilité urbaine. Ils séduisent d’autre part par leur grande praticité. Grâce à eux, les embouteillages et les transports en commun bondés ne sont plus que des mauvais souvenirs !

Il existe aujourd’hui plusieurs grandes catégories de nouveaux véhicules électriques individuels, parmi lesquelles :
L’hoverboard : clin d’œil à « Retour vers le Futur », il permet de se déplacer debout à une vitesse maximale de 16 km/h environ. Il suffit de basculer légèrement en arrière pour freiner et de se pencher sur les côtés pour tourner,
le gyroroue et le gyropode : plus connu sous l’appellation Segway, le gyropode prend la forme d’un deux-roues à moteur muni d’un manche et d’un guidon pour le piloter. Le gyroroue est quant à lui affublé d’une seule roue. Les deux véhicules fonctionnent sur le même principe d’orientation du corps pour se déplacer,
Les rollers et le skate électriques : ils reprennent les grands principes des rollers et des skates traditionnels, le moteur en plus. Sur les rollers électriques, la chaussure se fixe directement à l’aide de sangles et la pointe des pieds reste libre pour pouvoir facilement monter les marches,
Les trottinettes électriques : variante des trottinettes traditionnelles, ils présentent la particularité d’être considérés par le Code de la Route comme des engins à moteur lorsqu’ils dépassent 25 km/h,
Les vélos électriques : La commodité du vélo, l’effort en moins !

L’économie de cette nouvelle mobilité urbaine

Les Nouveaux Véhicules Électriques Individuels sont aujourd’hui largement présents dans le tissu urbain français. On estime ainsi que près de 3 % des Français les utilisent déjà, ce qui équivaut tout de même à environ 1,5 million d’utilisateurs. Grâce à leurs indéniables qualités, leur succès pourrait rapidement s’accroître. 17 % de la population envisage ainsi de les adopter à terme, soit 8,5 millions d’utilisateurs potentiels.

Les NVEI profitent d’une image positive. 74 % des personnes interrogées estiment par exemple qu’ils sont particulièrement pratiques, et 61 % rapides. Pour beaucoup de Français, ils s’imposent comme une alternative crédible et écologique aux moyens de transport traditionnels. C’est dans les grandes agglomérations qu’ils jouissent du plus grand potentiel, notamment auprès des plus jeunes générations.

Le développement des véhicules motorisés pose cependant des questions relatives à la sécurité et leur encadrement. La législation gagnerait à être précisée. Les vélos et les trottinettes électriques sont d’ores et déjà considérés par le Code de la Route comme des engins à moteur. Les autres NVEI sont quant à eux assimilés à de simples piétons, mais assurer son hoverboard s’avère être un bon moyen de se protéger et anticiper une potentielle législation. En théorie, circuler avec ces engins n’est donc permis que sur les trottoirs, les passages protégés, les aires piétonnes et les zones de rencontre, où l’allure est forcément limitée.

Send this to a friend