Reuters nous dévoile aujourd’hui une information assez inédite. En 2018, un tiers des voitures vendues en Norvège étaient électriques. Cette proportion est un record mondial, et permet de poursuivre l’objectif du pays de mettre un terme aux ventes des véhicules consommant de l’énergie fossile en 2025.

La Norvège a réussi à atteindre le plus gros taux de voitures électriques vendues dans un pays. Un succès évidemment soutenu par une certaine politique fiscale. L’État norvégien exempte de la plupart des taxes les voitures à batterie et offre des avantages tels que le stationnement gratuit. Le résultat de ces pratiques d’allégements fiscaux est tombé hier, mercredi 2 janvier. Selon la Fédération routière indépendante norvégienne (NRF), les voitures électriques représentaient 31,2% de toutes les ventes l’an dernier. Réciproquement, les ventes des voitures à essence et à diesel plongent.

« C’est un petit pas vers l’objectif de 2025 » a déclaré Oeyvind Solberg Thorsen, directeur de la NRF. Il considère cependant qu’il reste encore du chemin à faire. Dans le même temps, le parlement norvégien aimerait, lui, que toutes les nouvelles voitures ne rejettent plus de dioxyde de carbone.

L’agence internationale de l’énergie (AIE) a quant à elle publié des résultats comptant aussi les voitures hybrides dans les voitures électriques pour mesurer le taux d’équipement des habitants des différents pays. Cela a eu pour effet de renforcer encore plus la position de la Norvège au classement. Avec cette méthode de calcul, 39% des ventes de voitures dans le pays étaient des véhicules électriques. La deuxième place est occupée par l’Islande, avec 12% des voitures vendues étant électriques, puis vient la Suède, avec 6% du chiffre consacré à l’électrique.

Ce classement a pour effet de nous montrer à quel point les voitures rejetant du dioxyde de carbone sont encore ultra dominantes. L’écosystème est loin d’être sauvé, contrairement à ce que les progrès technologiques nous laissent parfois croire. Ceci-étant, le passage au 100% d’habitants de notre planète équipés en voitures électriques ne sera pas forcément la solution sur le long terme. Elles polluent moins, mais émettent tout de même un taux considérable de particules nocives.

La voiture électrique ayant rencontré le plus de succès en Norvège cette année aura été la Leaf de Nissan, suivie de petits modèles de BMW et de Volkswagen. Les ventes de voitures électriques ont fortement augmenté (40%) contre une chute des ventes de voitures diesel (-28%) et à essence (-17%).

L’institut des transports économiques, un cabinet de conseil, estime malgré tout que le passage à 100% de voitures électriques en 2025 est inaccessible. Selon-lui, les 75% sont bien plus proches de la réalité, à condition que les allègements fiscaux soient maintenus. Du coté de l’association norvégienne des voitures électriques (NEVA), un lobby, on estime que l’objectif est atteignable. Bien que sa directrice, Christina Bu, reconnait « que l’accès à la recharge reste un véritable obstacle, et qu’il n’y a pas assez de voitures disponibles ».

La solution pourrait bien provenir de Tesla, qui est bien sûr présent sur le marché norvégien. Pour rappel, Elon Musk a promis de couvrir l’Europe des superchargeurs de Tesla cette année. Or, ces derniers pourraient bien se révéler compatibles à tous types de voitures électriques, de la même manière que la model 3 commercialisée en Europe pourra se recharger presque n’importe où.