CybersécuritéTechnologie

Pour l’Allemagne il n’y a aucune preuve d’espionnage de la part Huawei

Un organe d'état allemand de sécurité informatique (BSI) a déclaré ne pas pas avoir identifié de preuves d'espionnage de la part de Huawei après une longue enquête.

L’Office fédérale allemande de la sécurité de l’information (BSI) a mené son enquête afin de trouver une quelconque preuve contre la marque suite aux propos que les États-Unis avaient eus contre Huawei. Toutefois, le président de Huawei, a contesté ce mardi tout lien avec les services de renseignements chinois. De plus, depuis quelque temps, le géant chinois voit tous ses équipements 5G en Occident rejetés. Potentiellement à cause des États-Unis qui préconisent aux pays alliés de ne pas se munir de leurs installations télécoms 5G.

Suite aux accusations des États-Unis, Huawei s’est vu interdire dans plusieurs pays dont, bien évidemment, les États-Unis, mais également le Japon et l’Australie. Rappelons aussi que récemment le CFO de la marque avait été arrêtée au Canada sous les ordres des États-Unis, car elle est accusée d’avoir violé les sanctions américaines mises en place contre l’Iran. Cependant, même si l’affaire n’a pas abouti, elle reste floue.

De son côté, le chef de la BSI, Spiegel Arne Schoenbohm, affirme que « pour des décisions aussi sérieuses qu’une interdiction, il vous faut des preuves » en ajoutant que son organisation ne disposait pas de telles preuves. La BSI a déclaré que des experts avaient examiné les produits de la marque ainsi que leurs composants. Aussi, un laboratoire que Huawei avait récemment ouvert à Bonn avait également été examiné, afin de vérifier leurs mesures en termes de cybersécurité ainsi que sur les logiciels intégrés aux différents produits. D’ailleurs, Spiegel a  affirmé que les USA ont fait pression sur l’Allemagne pour qu’elle suive leur position.

Toutefois, Ronja Kniep, experte en sécurité dans le secteur de la télécommunication affirme que « même si Huawei n’a aucune relation officielle avec le gouvernement chinois, cela ne signifie pas pour autant que les services chinois n’utilisent pas la société et sa technologie comme vecteurs d’espionnage ». Elle ajoute également que « je pense qu’il est faux de prétendre que les craintes concernant l’espionnage chinois sont infondées et faciles à détecter ».

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