Ce week-end de décembre, une centaine d’employés d’Amazon, pour la plupart afro-américains, ont souhaité faire entendre leurs revendications en manifestant devant leur entrepôt dans la ville de Shakopee dans l’État du Minnesota. “Écoutez notre voix, écoutez notre voix”, voici ce que scandait la foule devant un entrepôt d’Amazon, selon TechCrunch. Les protestations deviennent monnaie courante pour le géant américain. Voilà plusieurs années déjà que la société de Jeff Bezos est accusée de faire travailler ses salariés d’entrepôts dans des conditions douteuses. Plus tôt cette année, les pressions exercées par un sénateur bien connu du Vermont, Bernie Sanders, ont amené l’entreprise à adopter un salaire minimum de 15 $ par heure.

Parmi les revendications principales, les manifestants parlent de leurs conditions de travail injustes et du mauvais traitement d’une main-d’œuvre locale composée d’environ 40% d’africains de l’Est, pour la plupart venus de Somalie. Voici ce qu’a déclaré l’un des employés de cet entrepôt : “nous avons besoin d’emplois sûrs, nous ne sommes pas des robots et Amazon doit nous respecter en tant qu’êtres humains“. Une manifestation qui a lieu la même semaine où d’autres employés d’un entrepôt de la ville de New York annoncent leur intention de se syndiquer. À quelques jours de Noël, on peut imaginer qu’il s’agisse d’un moment inopportun pour le géant de la vente ligne.

Alors que nous apprenions il y a quelques mois qu’Amazon payait certains de ses employés pour décrire leurs bonnes conditions de travail, la société tente de répondre à ses employés pour apaiser les tensions : “la majorité des personnes qui participent aux manifestations de cette semaine mettent en péril les conditions de travail de leurs collègues qui, eux, travaillent dur pour envoyer des milliers de colis pour nos clients. Nous sommes très déçus de la réaction de nos salariés après tous les efforts déployés ces derniers mois, pour autant, nous promettons d’entendre et de répondre aux revendications des travailleurs qui sont la vie et l’âme de notre entreprise“. Pas certain que le message soit réellement passé du côté de la direction.