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La France veut taxer les GAFA

Une mesure qui fait suite à l’échec de l’application d’une taxe européenne des géants américains.

Lors de la réunion des ministres de l’économie européens ce mardi, la France et l’Allemagne n’ont pas réussi à faire voter une taxe sur les GAFA, les 4 géants du numérique américains. Bruno Le Maire s’est exprimé aujourd’hui à ce sujet, sur France 2, et a déclaré qu’il n’hésiterait pas à mettre en place une taxe française en 2019 si la situation n’était pas corrigée d’ici la.

Cela faisait déjà plusieurs mois que la France prévoyait de faire taxer les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) à l’échelle européenne, pour mettre fin à une situation devenue inconcevable. En effet, ces entreprises qui ont totalement envahies notre quotidien et génèrent des bénéfices monstres, payent des impôts dérisoires dans la majorité des pays d’Europe via des montages fiscaux. Malheureusement, lors de la réunion des ministres de l’économie de l’Union Européenne, Bruno Lemaire a vu l’idée se casser les dents.

Plusieurs pays, et même l’Allemagne, qui semblerait craindre des représailles envers son industrie automobile, ont exprimé de grandes réticences envers cette idée. Néanmoins, la France a pu compter sur son voisin germanique pour proposer une version « light » du projet. L’idée était de taxer uniquement les revenus publicitaires des GAFA (Adwords de Google génère des milliards de bénéfices à lui seul, par exemple), mais ça n’a pas marché non plus. Face à cela, Bruno Lemaire a annoncé qu’il se donnait jusqu’au mois de mars pour obtenir une taxation européenne des GAFA, au-delà de quoi il en installera une à l’échelle nationale.

Réussir ce tour de force serait surement un premier pas à la réconciliation entre les citoyens français et leurs dirigeants. En effet, des informations comme le fait que N’Golo Kanté, le joueur de foot, se retrouve à payer plus d’impôts qu’Amazon au fisc anglais ne font plus rire personne. Particulièrement alors que la valorisation boursière des GAFA dépasse les 1000 Md de dollars pour chacun d’entre eux, exception faite de Facebook… qui se rattrape en vendant nos données aux plus offrants ?

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