Floyd Mayweather et DJ Khaled épinglés pour promotion d'ICO frauduleuses
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Floyd Mayweather et DJ Khaled épinglés pour promotion d’ICO frauduleuses

Le boxeur Floyd Mayweather et DJ Khaled sont accusés par les autorités américaines d'avoir fait la promotion illégale d'ICO sur les réseaux sociaux. Il leur ait reproché de ne pas avoir averti leurs fans qu'ils avaient été rémunérés en échange.

La promotion d’ICO est devenue monnaie courante sur les réseaux sociaux. Nombre de célébrités s’y adonnent, quitte à oublier parfois les règles élémentaires. Le boxeur Floyd Mayweather et DJ Khaled en ont fait les frais. Ils ont été condamnés par les autorités américaines d’avoir caché la nature publicitaire de certains de leurs posts.

Le communiqué de presse, de la commission de réglementation et de contrôle des marchés financiers américaine (SEC), accuse les deux stars d’avoir fait la promotion d’une Initial Coin Offering (ICO), levée de fonds en cryptomonnaie, sans préciser qu’ils avaient été rémunérés. Pour couronner le tout, Centra Tech, la société vantée par Mayweather et DJ Khaled, fait l’objet d’une enquête de la SEC pour fraude.

« Tu peux m’appeler Floyd Crypto Mayweather à partir de maintenant. L’ICO de Centra commence dans quelques heures. Procurez-vous le vôtre avant qu’il ne soit trop tard, j’ai le mien« , avait incité le boxeur sur les réseaux. DJ Khaled lui avait promis sur son compte : « Ce truc va changer les règles du jeu« . D’après la SEC, Mayweather aurait touché 100 000 dollars de la part de l’entreprise pour ce message, DJ Khaled aurait lui reçu 50 000 dollars.

Les deux célébrités ont accepté un accord avec la SEC. Ils vont devoir s’acquitter d’une amende de 767 500 dollars. En plus de cette sanction financière, DJ Khaled et Mayweather n’auront plus le droit de faire la promotion de produits financiers pendant respectivement 2 et 3 ans.

Il s’agit de la première sanction prise par la SEC contre des influenceurs. Dans son communiqué, elle met en garde contre l’importance accordée aux influenceurs.  » Les influenceurs des réseaux sociaux sont souvent des promoteurs rémunérés, et non des professionnels de l’investissement, et les titres qu’ils promeuvent, (…) peuvent être frauduleux », a alerté Steven Peikin, codirecteur de la division de l’application de la loi de la SEC.

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