L'Union Européenne teste un détecteur de mensonges à ses frontières
Intelligence Artificielle

L’Union Européenne teste un détecteur de mensonges à ses frontières

L'Union Européenne se tourne vers l'intelligence artificielle pour contrôler ses frontières. iBorderCtrl, un détecteur de mensonge censé analyser les expressions faciales, va être testé pendant six mois.

Il n’y a pas que la santé et le commerce qui font leur révolution numérique. L’Union Européenne va tester iBorderCtrl, un détecteur de mensonges basé sur l’intelligence artificielle à ses frontières. Le but est de rendre le passage des migrants plus simple et plus rapide.

Avec plus de 700 millions de personnes entrant chaque année sur le sol européen, les gardes frontières ont de plus en plus de difficultés à effectuer les vérifications de sécurité. L’Union Européenne a donc décidé de se servir de l’intelligence artificielle pour aider son personnel aux frontières. Le détecteur de mensonge iBorderCtrl, financé par l’UE, va être testé pendant six mois dans quatre postes frontières, en Grèce, en Hongrie et en Lettonie.

Sorte de garde frontière virtuel, iBorderCtrl permettra de détecter les menteurs grâce à leurs expressions faciales. Après avoir téléchargé des documents, comme le passeport ou le visa, grâce à une application, le voyageur devra se placer devant une webcam pour un interrogatoire mené par une intelligence artificielle. L’IA devra analyser les micro-mouvements du visage pour détecter si la personne dit la vérité ou non. Un code QR sera alors remis à chaque voyageur. Ce système permettra de les répartir dans deux files. Si iBorderctrl n’a pas détecté de comportements suspects, une simple vérification sera opérée. Dans le cas contraire, des gardes frontières, en chair et en os cette fois, procéderont à une réévaluation plus poussée.

Pour le moment, iBorderctrl aurait un taux de réussite de 74%, à terme les concepteurs espèrent arriver à 85%, grâce à une amélioration du Machine Learning. Le logiciel a déjà de nombreux détracteurs, notamment chez les défenseurs des libertés qui posent, à juste titre, la question du contrôle des données personnelles.

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