Estrada explique à nos confrères de The Verge que les guêpes aiment ramener des proies de plus en plus grosses dans leur nid. Malheureusement elles n’ont pas la puissance musculaire nécessaire pour les porter en vol. Les guêpes trainent donc sur le sol leurs proies en les accrochant avec leurs griffes puis en les faisant progresser petit à petit. Ces micros drones appelés FlyCroTug fonctionnent donc exactement de la même manière. Ils peuvent ainsi soulever jusqu’à 40 fois leur poids et peuvent effectuer des tâches simples comme par exemple l’ouverture d’une porte.

Une bonne adhérence primordiale

Le secret du FlyCroTug réside dans l’utilisation d’adhésifs interchangeables positionnés à la base du drone. Cet adhésif s’adapte sur des matériaux rugueux comme les tapis ou les gravats. De plus, comme les pâtes du gecko, il possède aussi des capacités pour s’accrocher au verre. Comme les griffes de la guêpes, une fois bien positionné, cet adhésif permet à un drone de 100 grammes de soulever jusqu’à 4 kilogrammes.

FlyCroTug

Estrada poursuit son explication en affirmant que « plus généralement, si vous regardez la plupart des petites choses qui volent, elles interagissent avec leur environnement en utilisant ces mécanismes tout le temps : elles se perchent, grimpent, traînent des objets ». Les FlyCroTug s’inspirent intégralement des mêmes compétences.

Néanmoins, la batterie du FlyCroTug permet un vol inférieur à 5 min. De plus, certains environnements peuvent aussi altérer la capacité de fixation du drone. Il faudra surement d’autres mécanismes d’encrage. Néanmoins, le but du constructeur est de mettre en distribution des drones fabriqués à moindre coût et les déployer comme des essaims de drones jetables. Des chercheurs travaillent même sur une IA qui permettrait à ces drones d’être semi-indépendants. On pourrait presque se croire dans un épisode de Black Mirror.