Suite à la décision prise par la Commission Européenne, la nouvelle application de “Google Mobile Services” va impliquer des coûts élevés pour les fabricants d’Android en Europe. Le média TheVerge a pu obtenir des documents qui montrent une grille tarifaire confidentielle indiquant que l’installation de « Google Mobile Services » pourra coûter jusqu’à 40 dollars (35 euros) par mobile. Ces frais vont varier en fonction des pays, ils seront directement imputables aux fabricants. Ils devraient s’appliquer aux appareils activés à compter du 1er février 2019.

Ayant été accusé par la Commission Européenne d’abuser de sa position dominante, Google décide de faire payer des taxes aux fabricants. Ces coûts pourraient être imputés directement aux fabricants d’Android. Les propos sont nuancés par une source interne de la firme qui déclare que Google pourrait proposer des “contrats séparés” pour couvrir tout ou partie des coûts de licence pour les entreprises qui choisissent d’installer Chrome ou Google Search sur leurs appareils.

Cette nouvelle intervient après qu’une décision de la Commission Européenne ait été prise. Celle-ci vise à interdire à Google d’imposer aux fabricants de téléphones de combiner Chrome et Search. Google a eu l’occasion de réagir publiquement suite à cette décision. Le porte-parole s’est montré prudent quant à la structure exacte des nouveaux droits de licence et des solutions proposées aux fabricants. Cependant, des documents révèlent que l’accord avec les fabricants de l’UE sera évalué par pays et par la densité de pixels des appareils.

Les pays de l’UE qui paieraient le plus de frais seraient le Royaume-Uni, la Suède, l’Allemagne, la Norvège et les Pays-Bas. Ce sont ces pays qui pourraient payer jusqu’à 35€ par mobile. Il nous est impossible d’expliquer pourquoi la densité de pixels est tellement centrale dans le schéma de tarification de Google. Peut-être qu’elle reflète le prix global du téléphone. La Commission européenne a jugé qu’en associant Google Search et Google Chrome à Android, Google étouffait l’innovation et empêchait les fabricants d’appareils de signer de meilleures offres avec d’autres navigateurs. Au moment de ce jugement, Google a également écopé d’une amende de 5 milliards de dollars.