« La curation de contenu est au marketing ce que les attentions sont à l’amitié – ils entretiennent les relations. La curation de contenu joue un rôle important dans une stratégie de contenu et par conséquent une stratégie de marketing moderne, digitale, sociale et adaptée au parcours prospect et client. Transmettre une information, donner un ‘tuyau’, s’enthousiasmer, partager un avis … toute interaction que nous avons quotidiennement avec nos proches. La création de contenu doit permettre d’entretenir ces relations de manière plus large. A condition de respecter les règles fondamentales : pertinence, argumentation, cohérence. La curation de contenu répond aux enjeux de fréquence de publication ; elle doit se faire dans un équilibre avec la création de contenu original, et ne doit jamais être un expédient pour les paresseux. »
Frederic Massy, CMO ITESOFT et Administrateur du CMIT @fmassy

« Avec l’accélération des cycles et la croissance exponentielle de la quantité d’information disponible, le marketeur doit s’outiller pour « rester à la page ». Une veille classique ne fonctionne plus, tant les sujets et les sources à suivre sont aujourd’hui multiples. Bien loin d’une simple volonté de baisse des coûts, la préoccupation première en termes de curation est plutôt qualitative. Avec une telle perspective, l’intervention humaine, manuelle, au moins en bout de chaine, reste heureusement fondamentale. Car si les outils nous accompagnent dans le tri, c’est bien notre capacité d’analyse et de mise en perspective qui donnera toute sa valeur au contenu. L’intelligence humaine n’est pas morte. Vive l’intelligence assistée ! »
Magali Regnault, Directrice Marketing – Services Econocom et Administratrice du CMIT @mag_b_regnault

« La production de contenu est un enjeu majeur pour une direction marketing & communication. La curation (ou veille) est vite devenue une étape incontournable dans son workflow journalier. La difficulté est souvent d’être réaliste sur le temps que l’on peut y consacrer pour ne pas se laisser submerger d’informations. Il est donc important de cibler ses recherches pour collecter un contenu pertinent. La création de valeur autour de ces contenus est aussi essentielle avant tout partage. Il est important d’identifier en quoi ce sujet va intéresser son audience, quelle est la valeur ajoutée que l’on apporte à ses internautes, quel est le format le plus adapté, sur quelle fréquence de publication, … autant de questions utiles pour faire vivre son contenu sur les différents canaux et avoir une réelle plus-value auprès de sa communauté. »
Corinne Charles, Responsable Marketing et Communication Coservit et membre du CMIT @RPCorinne

« La Curation : un moyen d’être toujours en veille sur son marché et d’échanger avec les personnes liées à son sujet. Par contre il ne suffit pas de partager, il faut vraiment créer des conversations pour avoir un réel engagement avec ses contacts privilégiés… »
Sandrine Avenier, Directrice Marketing Knowesia et Administratrice du CMIT @SandrineA

« Sans recours à la curation, assurer une présence significative sur les réseaux sociaux et développer sa marque relève du défi car assurer en interne une production de contenu suffisante pour générer de la visibilité et établir une certaine notoriété demande des moyens très importants auxquels tous les acteurs n’ont pas forcément accès. Les marketeurs semblent l’avoir bien compris. La curation est aussi un excellent moyen d’alimenter un programme d’employee advocacy. Les employés vont pouvoir partager des contenus de l’entreprise et de l’écosystème qui auront été au préalable sélectionnés – les affranchissant de cette tâche. Ils vont pouvoir développer leur marque professionnelle et établir leur autorité sur des sujets clés pour l’entreprise plus facilement. »
Sandrine Duriaud-Leysens, Responsable Marketing, Europe du Sud et UK, Global Cloud Xchange et Administratrice du CMIT @sandrineleysens

« Les marketeurs ne s’y trompent pas, l’intérêt pour la marque de s’appuyer sur la pratique de la curation pour aider à faire entendre sa voix dans le brouhaha du Web n’est plus à prouver. Il est évident que le soin apporté à l’analyse et la restitution de la précieuse information est essentiel. Cependant, j’aurais tendance à conseiller de ne pas négliger sa phase de collecte et à user d’une plateforme dédiée. Quel que soit le sujet sur lequel vous souhaitez faire valoir votre expertise auprès de votre auditoire, vous vous trouverez face à une multiplicité des contenus qui transformeront rapidement le recueil de l’information en une tâche bien fastidieuse, sans pourtant être exhaustif. Etape 1 : définir précisément votre auditoire-cible (persona), ses problématiques, ses centres d’intérêt, en quoi pouvez-vous lui rendre service ? Etape 2 : choisir l’outil de veille qui correspond le mieux à vos pratiques, vos attentes et … votre budget ! Nous avons, pour notre part fait le choix d’une application de partage de contenus disposant d’une veille intégrée. Etape 3 : programmer la sélection de vos sources. Etape 4 : sélectionner vos contenus. Un outil de veille pointu, voire intégré, est de mon point de vue un gain de temps dans le travail de collecte, pour laisser « L’humain » s’exprimer sur la pertinence et l’originalité de l’analyse du contenu. »
Laurence Neid, Responsable Marketing-Commercial Direction des Ports, CCI du Var @laurenceneid

« La curation répond avant tout à des objectifs définis en amont. Elle s’organise différemment selon qu’il s’agit de son usage personnel pour construire son identité ou d’alimenter un programme d’employee advocacy qui aidera chacun à construire son empreinte mais aussi servira des attentes de notoriété ou de génération de traffic. Dans tous les cas, le choix des sources, la fréquence régulière, la cohérence des sujets, la mixité de contenus de la marque et extérieurs sont des critères à prendre en compte. Il faut éduquer pour limiter l’automatisation, engager à personnaliser, adapter le format au media, ajouter une valeur au contenu que l’on reprend, sensibiliser à la vérification et à l’éthique. Personnellement je ne suis pas dans une approche de volume et me limite à 2 contenus par jour via curation. Twitter est un bon agrégateur et l’outillage tel Buzzsumo est aussi une option à mettre en place. Pour être influenceur, il faut aussi savoir trouver des contenus exclusifs via Millionshort par exemple. Enfin, il faut y allouer du temps et définir les métriques qui vont traduire l’efficacité et la performance de la curation : un contenu que les employés aiment sera partagé, un contenu à valeur ajoutée génèrera un engagement mesurable auprès des audiences. »
Michel Mariet, EMEA Director Partner Marketing & Digital Transformation – Oracle et Vice-président du CMIT @MichelMariet

« Une curation réussie implique, à mon sens, de remplir 4 conditions :
1. Une stratégie prédéfinie : quels messages je veux relayer ? Sur quels sujets ? Pour quoi faire ? Il ne s’agit pas d’improviser suivant l’humeur du jour mais de construire une communication qui a du sens
2. De la Valeur Ajoutée : partager, transmettre, poster implique d’apporter de la valeur, de prendre position, de pousser la réflexion, de faire le lien avec d’autres sujets. Un simple retweet n’engagera pas le lecteur
3. De la constance : pour faire la différence il faut s’inscrire dans le temps, être régulier et, instaurer des rendez-vous. Suivre l’actualité, rechercher la pertinence, penser à son lecteur – cela implique d’y investir du temps… et de la réflexion
4. Du plaisir ! Soyez authentique, exprimez-vous, amusez-vous, engagez le dialogue. Vos lecteurs vous suivront parce que vous avez une personnalité et que vous l’exprimez sans crainte. »
Cécile Paillard, Directrice de Communication SPIE ICS @cecile_paillard

« Ne faites pas la curation de blagues vaseuses sur LinkedIn !
La curation est aujourd’hui rentrée dans les mœurs des entreprises avec de plus en plus d’employés actifs : d’abord les fonctions marketing et communication, puis les commerciaux et enfin cela s’étend à tous les employés de l’entreprise avec les programmes d’employee advocacy, au risque comme pour les emails de saturer son auditoire et spécialement ses clients. C’est pourquoi il faut faire de la curation intelligente à partir de 2-3 astuces simples. D’abord définir son champ de communication par curation qui ne doit pas être trop large pour que le curateur se fasse reconnaître sur un domaine précis où il apporte de la valeur ajoutée, ensuite toujours rajouter un commentaire sur l’information qui va être re-communiquée pour montrer son « plus », enfin bien choisir son media par rapport à ses cibles : LinkedIn pour le pro, Twitter pour les journalistes, FB pour le BtC etc.. Exemple à ne pas faire : de la curation sur des blagues vaseuses sur LinkedIn ! Certains l’utilisent pour capter l’attention mais l’image de marque de la personne en prend un sacré coup. Fort de ces quelques astuces, la curation reste aujourd’hui le moyen le moins cher de communiquer en externe efficacement. »
Etienne Maraval, Directeur marketing et communication Lexmark France et Vice-président du CMIT @emaraval

«La veille a toujours joué un rôle important dans les postes que j’ai pu occuper, tant pour mon enrichissement personnel que pour informer les cercles professionnels dont j’avais la charge. A ce titre, les outils de curation et de microblogging m’ont apporté une plus grande efficacité, tout d’abord dans le stockage des idées et dans leur classification, et ensuite dans leur diffusion. La conservation et l’historisation des contenus partagés au travers de la curation aboutissent à la création de formidables bibliothèques thématiques dans lesquelles il m’est facile de replonger quand je dois alimenter une réflexion ou argumenter une position. Un autre point particulièrement intéressant pour moi dans les outils de curation, c’est qu’ils bénéficient d’une interactivité avec les destinataires lecteurs, laquelle interactivité vient (parfois) enrichir vos propres contenus en les complétant, voire en les contredisant. Car au final ce qui importe, c’est de comprendre comme Socrate que le savoir ne se maitrise pas et doit sans cesse être questionné.»
Didier Lambert, Marketing Manager Mitel France et membre du CMIT @IDIoT_notes

« La curation permet d’assurer facilement et efficacement une veille marché et concurrentielle. Avec un minimum d’outils, vous détectez les sujets tendances et vous analysez la stratégie de communication de vos concurrents. Mais il faut utiliser la curation pour la dépasser, pour aller plus loin. C’est parce que votre stratégie est efficace, que vous allez pouvoir décider du moment opportun de rédiger un article nouveau ou une tribune originale. Cette publication va apporter du contenu valorisé par vos lecteurs car unique et proposant une vision différente. Sans avoir mené une analyse de l’existant complète, vous n’auriez pu détecter une telle opportunité de prise de parole. »
Christophe Boitiaux, Directeur Marketing & Communication T-Systems France et Administrateur du CMIT@ChrisBoitiaux

« Dénicher les prochaines tendances, suivre les acteurs et influenceurs majeurs, se faire une idée plus précise sur un sujet donné, étudier son intérêt pour sa propre organisation… tout cela est pratiquement impossible sans faire appel à la curation, puisque dans un contexte économique à l’échelle mondiale le nombre de sujets est démultiplié. Le flot incessant d’informations non-structurées via les réseaux sociaux n’est pas favorable à la prise de recul. La curation apporte un peu plus de silence et sérénité dans ce boucan de bits & bytes. »
Jan Gabriel, Directeur Alliances et Marketing ITS Integra et membre du CMIT @JGabriel_ITS

«La curation est un moyen de faire de la veille de manière efficace. L’intérêt se situe à deux niveaux. Pour l’entreprise, partager des contenus pertinents avec son écosystème permet d’augmenter la notoriété et la visibilité de l’entreprise. Pour le professionnel ou l’ambassadeur de la marque, cela permet de développer, renforcer son expertise auprès de son réseau ou de l’écosystème tout en bénéficiant à l’image de l’entreprise. Chez Ivanti, nous misons beaucoup sur un programme d’Employee Advocacy (Ambassadeurs de la marque) qui permet, aux collaborateurs et aux partenaires, de trouver du contenu à partager sur une plateforme de curation ou d’y ajouter leur propre contenu. Enfin, je recommande de définir une stratégie de curation mais également d’utiliser des outils pour gagner du temps ( par exemple, Scoop-it – curation de document – ou EveryoneSocial – programme d’employee advocacy ). La curation peut s’avérer très chronophage… »
Anne-Pierre Guignard, Marketing Director Ivanti EMEA South et Administratrice du CMIT @APGuignard

« La curation est un moyen souvent utilisé pour partager du contenu sur les réseaux sociaux. Mais encore faut-il bien étudier le contenu avant de le partager et en proposer une analyse ou au moins un commentaire pour apporter une valeur à ce contenu. L’étude montre que peu d’outils sont utiliser pour faciliter ce travail de tri par les marketeurs puisque 77% font de la curation « manuelle ». Mais cela prend du temps et peut, parfois, amener à partager des articles de qualité médiocre. La course aux « like », à la visibilité et le manque de temps peuvent parfois mener à des articles partagés à la vas-vite et donc polluer les lecteurs et amoindrir l’image de la marque. Les outils de curation automatique peuvent être d’une grande aide pour les marketeurs, si tant est qu’on les utilise correctement : une formation adéquate associé à un outil puissant permettra de sélectionner du contenu intéressant et de faciliter la vie du marketeur. »
Valentine Vidal, Responsable Marketing Sennheiser Business Solutions et membre du CMIT @Valentine_Vidal