Études Réseaux Sociaux

Une nouvelle étude sur l’impact des réseaux sociaux chez les ados qui se veut rassurante

Common Sense Media révèle un impact des réseaux majoritairement neutre chez les 13-17 ans

Une étude de Common Sense Media sur le rapport des adolescents aux réseaux sociaux est sortie ce lundi aux États-Unis. Les faits divers et dérives des adolescents sur les réseaux sociaux font souvent la une des médias. Mais qu’en est-il réellement de leur rapport aux réseaux ?

Comptant un échantillon de 1 141 adolescents âgés de 13 à 17 ans américains, cette étude a été comparée à un rapport similaire du même organisme, mais datant de 2012. Pour rappel, Common Sense Media est une organisation à but non lucratif qui étudie le rapport des familles et enfants à la technologie. Quant au réseau social le plus utilisé par les jeunes, il s’agit de Snapchat, suivi d’Instagram. Puis Facebook.

L’étude relève des améliorations dans l’appréhension des réseaux sociaux par les adolescents, qui sont plus nombreux à répondre que ces plateformes n’ont pas d’impact réel sur leur émotion ou leurs relations personnelles. Les points majeurs révélés par l’étude sont d’abord une utilisation des réseaux sociaux en très forte augmentation par rapport à 2012 (+ 36 points). Cependant, le rapport des adolescents à ces services est meilleur qu’en 2012 et révèle qu’ils les considèrent davantage comme un outil de communication qu’un objet de manipulation ou nuisible pour eux.

L’étude relate également une certaine maturité de la part de cette tranche d’âge, largement consciente que les réseaux sociaux appartiennent à des grandes entreprises et sont aussi utilisés comme un levier d’influence et d’économie. 72% des adolescents pensent que les entreprises technologiques et les réseaux sociaux les manipulent pour passer davantage de temps sur leur mobile.

En revanche, Common Sense Media met en évidence des impacts sur le comportement des adolescents,  dont la nette baisse de la fréquence à laquelle ils voient leurs amis lors de rencontres physiques. 42% d’entre eux disent préférer converser par message que voir la personne en réel. Ils sont également 54% à penser que si leurs parents savaient ce qu’ils voient sur les réseaux sociaux, ils seraient bien plus inquiets pour eux, ce qui signifie donc qu’ils sont tout de même confrontés à du contenu qui peut-être choquant.

etude impact réseaux sociaux
© Common Sense Media

 

La conclusion globale de l’étude est donc que, malgré une utilisation en forte augmentation et parfois une addiction aux réseaux sociaux (16% consultent constamment les réseaux sociaux), ces derniers ont -pour la majorité- un impact neutre sur la vie des jeunes. Ce résultat est notamment expliqué par le fait qu’ils soient digital natives et ont donc appréhendé ces nouveaux outils très jeunes, étant nés dans l’ère digitale.

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