Aux États-Unis, plusieurs plateformes telles que Netflix et Amazon Prime seraient déjà ralenties par les opérateurs de télécoms du pays.

Selon une récente étude réalisée par l’université Northeastern et l’université du Massachusetts, les plateformes de streaming seraient déjà l’objet d’un ralentissement survenu dans le cadre de l’abrogation de la neutralité du net. En effet, quatre opérateurs de télécoms américains diminueraient déjà le débit de services tels que YouTube, Amazon Prime ou Netflix. À ce jour, les plateformes vidéo seraient les plus sujettes à ce type d’initiative en raison de leur consommation importante de bande passante.

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Les chercheurs des deux universités indiquent avoir utilisé Wehe, une application qui se charge de détecter le ralentissement des services mobiles et son origine. Au total, l’app a été téléchargée par 100 000 utilisateurs, ce qui a permis de réaliser 500 000 tests sur 2 000 services dans 161 pays.

De fait, les résultats de l’analyse indique que l’opérateur Verizon a ralenti le débit 11 000 fois entre les mois de janvier et mai, AT&T presque 8398 fois. Pour leur part, T-Mobile et Sprint ont respectivement eu recours à la pratique 3 900 et 339 fois. Si ces derniers n’ont pas des scores aussi élevés que Verizon et AT&T, cela révèle que tous les opérateurs se prêtent au jeu de la différenciation du débit entre les différents services. Il est également intéressant de constater que, sur l’étude menée de janvier à mai, les opérateurs n’ont pas attendu la réelle abrogation de la neutralité du net, qui a été signée le 11 juin. De fait, ils se sont pliés au vote qui a eu lieu durant le mois de décembre dernier.

Pour leur part, les opérateurs ont déclaré qu’ils agissaient de cette manière pour « bien gérer le réseau », soit éviter des difficultés lorsque le trafic est particulièrement chargé.

Au mois d’août, Verizon avait été la cible d’une polémique après qu’il eut été révélé que l’opérateur avait ralenti la connexion Internet des téléphones portables des pompiers alors que ces derniers faisaient face au plus grand incendie de l’histoire de la Californie. L’opérateur s’était défendu en expliquant qu’il s’agissait d’une « erreur de service client ».