Après avoir annoncé récemment qu’il se doterait d’énergie 100% renouvelable d’ici 2020, Facebook affirme aujourd’hui qu’il va investir 1,02 milliard d’euros dans un datacenter asiatique à énergie verte. Il sera installé à Singapour.

Le bâtiment de 170 000 m² situé à l’ouest de l’île sera réparti sur onze étages. Il est pensé pour résister au climat particulièrement humide de la région. Son système de refroidissement est unique au monde, et la technologie utilisée est appelée StatePoint Liquid Cooling. Le principe est simple : utiliser de l’eau pour rafraîchir l’air. La façade de la structure sera percée de trous afin laisser passer l’air. Et la consommation d’eau sera réduite de 20%. Ce système avait été présenté au mois de juin, fruit d’une collaboration avec Nortek Air Solutions.

Pourquoi Singapour ? Le choix de l’Asie est hautement stratégique comme l’explique Thomas Furlong, vice-président de l’infrastructure des datacenters de Facebook : “La croissance de nos utilisateurs en Asie est très rapide et le fait d’avoir un datacenter dans la région est une bonne chose pour mieux les servir.” C’est sans compter la présence d’un réseau internet très haut débit en fibre optique, une main d’oeuvre qualifiée sur place et la législation assez souple de l’île.

Si Facebook a choisi de se doter de ses propres infrastructures, c’est certainement pour assurer la sécurité maximale de ses données. Thomas Furlong précise en effet : “Nous avons commencé à les construire nous même parce que nous voulons concevoir des centres de données très efficients et qui correspondent à nos besoins.

Et si c’est le premier datacenter asiatique du géant californien, il faut savoir qu’il en possède déjà deux sur place au États-Unis et qu’il a annoncé en construire un autre pour un total de 850 millions de dollars.

Si le réseau Facebook est très populaires en Asie, il n’en demeure pas moins vivement critiqué, notamment en Birmanie, où il a pu servir à la propagation de messages de haine.