Le terme peut surprendre, mais « war room » est bel est bien le mot employé par Facebook pour présenter son projet destiné à protéger ses deux milliards d’utilisateurs. Le mardi 4 septembre, le réseau social a expliqué comment il espérait lutter contre de possibles cas d’ingérence lors des prochaines élections américaines de mi-mandat, mais aussi plus largement.

Et il s’agit d’une cellule de crise « physique ». Dans une interview accordée à NBC, le responsable de l’engagement civique de Facebook, Samidh Chakrabarti, a déclaré : « Nous savons que nous devons être prêts à faire face à tout ce qui se passera. C’est pourquoi nous avons construit ce centre de crise, un centre de crise physique [avec] des gens de toute l’entreprise, de toutes les disciplines, qui y sont présents ».

Alors que des millions de faux comptes ont d’ores et déjà été supprimés du réseau social, Samidh Chakrabarti révèle 4 projets d’intervention prioritaires :

  • Poursuite de l’épuration de la plateforme avec blocage et suppression des faux comptes (fausses pages, faux profils, groupes…)
  • Obstacles aux ingérences étrangères
  • Lutte contre les fakes news (ou, du moins, ralentissement de leurs flux)
  • Plus de transparence vis-à-vis des publicités politiques

Sur ce dernier point, Samidh Chakrabarti promet : « nous le ferons pour que quiconque voit une publicité politique sur Facebook puisse comprendre qui est derrière et qui a payé ».

Au total, 10 000 personnes auraient déjà été embauchées par Facebook afin de garantir la sécurité de la plateforme, selon Samidh Chakrabarti. Il ajoute à cela que cette démarche est « un énorme effort inter-entreprises qui exige que des personnes de différentes disciplines se réunissent pour résoudre ce genre de problèmes ».

Mais si Facebook a appris de son passé et a fait quelque peu bouger les lignes, ses ennemis n’en demeurent pas moins plus redoutables, s’organisant même en groupes extrémistes comme le concède Chakrabarti. S’il pense que le réseau est « un endroit bien meilleur qu’en 2016 », il ajoute : « Nous restons toujours vigilants […] Nous devrons faire face à de nouveaux problèmes. Ce processus sera sans fin et c’est pourquoi nous investissons beaucoup dans les gens et la technologie – pour être le plus préparé possible pour les élections de mi-mandat ».