En plus de ses projets avec Jump et Lime, Uber semble se pencher sur la conception de ses propres trottinettes électriques.

Il y a quelques jours, le PDG de la compagnie Dara Khosrowshahi indiquait qu’il souhaitait désormais se focaliser sur les véhicules électriques en libre-service plutôt que sur les voitures. Dans une interview, celui-ci expliquait qu’il était logique de se concentrer sur la mobilité douce, considérée comme plus efficiente lors de courts trajets en ville. Pour illustrer cette décision, il avait indiqué : « il est très inefficace qu’une masse de métal d’une tonne déplace une personne sur plusieurs pâtés de maisons ».

Pour rappel, le groupe a récemment pris deux importantes décisions en lien direct avec cette stratégie. Ainsi, Uber a fait l’acquisition de Jump Bikes pour 100 millions de dollars, une jeune pousse américaine en charge de vélos électriques en libre-service. Un important partenariat a également été officialisé avec Lime afin qu’Uber puisse proposer la flotte de trottinettes électriques de la startup directement sur son application. Par conséquent, il sera bientôt possible d’utiliser un de ces deux véhicules à deux roues pour effectuer un trajet en ville.

Néanmoins, la compagnie de VTC ne semble pas prête à s’arrêter en si bon chemin. En effet, Bloomberg rapporte qu’Uber se préparerait à fabriquer ses propres trottinettes électriques. Pour l’instant peu d’informations ont été rendues publiques, à tel point que l’entreprise américaine n’a pas souhaité confirmer ou infirmer la véracité du projet. Si Uber venait à fabriquer ses propres moyens de transport à deux roues, nul doute que le marché et son avenir s’en verraient bouleversés. De plus, le fait qu’une compagnie réputée pour son service de VTC se tourne vers la mobilité douce, et surtout, vers l’électrique, serait un geste fort pour l’avenir du transport en ville.

Cependant, l’utilisation des véhicules électriques, qui plus est en libre-service, se devra d’être régulée si elle veut perdurer dans les villes mondiales. En effet, plusieurs de ces dernières ont signalé des dysfonctionnements issus de ces nouveaux services, si bien que San Francisco a dû faire passer une loi à ce sujet. De fait, les compagnies proposant ce type de deux roues doivent désormais disposer d’une licence si elles veulent prendre la métropole d’assaut.